Bonus-malus : l’électroménager aussi !

En matière d’électroménager, les Français doivent souvent payer cher pour consommer moins d’électricité. En d’autres termes : les appareils sobres en énergie sont souvent les plus coûteux à l’achat. C’est le principal enseignement de l’enquête qu’ont menée les associations locales de l’UFC-Que Choisir au mois de mars, en relevant les prix de plus de 7000 appareils (réfrigérateur-congélateur et sèche-linge) dans près de 1500 points de vente. Premier constat : l’étiquetage énergétique est à revoir. Comme les appareils sont classés de A à G, le consommateur croit bien faire en achetant un appareil noté A. Or, si un sèche-linge A est effectivement le moins gourmand en électricité, un réfrigérateur A est au contraire le plus énergivore ! Dans cette catégorie, il n’y a plus que du A, A+ et A++. Sauf qu’un frigo A++ ne se trouve pas sous le sabot d’un cheval : les A++ ne représentent que 5 % du marché !
Et d’ailleurs, pourquoi se donner tout ce mal ? L’autre grand enseignement de notre enquête, c’est que l’investissement dans un appareil économe est non seulement coûteux, mais en prime pas toujours rentabilisé sur le long terme ! Pour un réfrigérateur, il faut dépenser en moyenne 85 euros de plus pour accéder à la classe A+, et 282 euros pour du A++. Pour un sèche-linge, c’est pire : plus 220 euros entre une classe C et une classe B ; et carrément 532 euros de plus pour passer de la C à la A. On aimerait alors croire que le consommateur éco-responsable rentabilisera cet achat en économisant sur ses factures d’électricité ultérieures. Que nenni ! Pour un frigo de catégorie A+, le surcoût sera rentabilisé au bout de dix ans. L’investissement permettant d’accéder à du A++ n’est, lui, jamais rentabilisé…
Pas étonnant alors que les consommateurs délaissent les appareils les plus économes. Il est grand temps que les pouvoirs publics prennent conscience de cette réalité : le combat écologique ne se gagnera pas contre les consommateurs, mais avec eux ! Pour cela, il est urgent de réactualiser l’étiquetage énergétique et de l’étendre à tous les appareils électriques. Et surtout, de créer un dispositif de bonus-malus pour l’électroménager, comparable à celui qui a déjà fait ses preuves dans l’automobile. Afin que la consommation verte ne fasse plus plonger nos finances dans le rouge !

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C’est l’ABC du métier……Il faut surfer sur les phantasmes du moment pour dynamiser les ventes. Les pro du marketting apprennent ça à l’université. C’est au consommateur de faire preuve d’esprit critique (s’il le souhaite). Il n’y a la rien de repréhensible. L’économie d’énergie est porteuse en ce moment, comme le fut le trou dans la couche d’ozone qui a permi de renouveler complètement le parc des appareils frogorifiques . Le trou s’est agrandi , mais les objectifs industriels ont etés atteints.
Tout est bien !!!
Bien sur l’économie d’énergie est porteuse actuellement, mais cela en vaut la peine aussi bien pour votre portefeuille que pour la planète. En conséquence j’estime que:
- les critères des classes doivent être totalement revus, puisque presque tous les appareils sont maintenant en classe A;
- tous les appareils électriques en vente au grand public devraient porter un étiquetage de classe;
- le système de bonus-malus devrait être appliqué aux principales catégories d’appareils d’électroménager dans un premier; puis étendu progressivement aux autres catégories d’appareils électriques/électroniques grand public.
Que chacun à son niveau le fasse savoir et que le législateur fasse évoluer la loi dans le sens des vraies économies d’énergie.
C’est comme pour les anti calcaires. La publicité vous promet de conserver votre lave linge ou lave vaisselle comme neuf en rapport aux autres produits (calgon…). Ce qu’ils oublient de préciser c’est que ce produit est bien plus cher que ses homologues. Lorsqu’on calcule le prix payé en anti-calcaire durant la vie des appareils, la rentabilité de calgon n’est pas convaincante. Personnellement, j’économise en achetant un appareil d’occasion dans une association permettant d’employer un chômeur et en utilisant un produit moins cher contre le calcaire. Durée de vie moyenne de ces appareils : six à huit ans. Faire le bon choix.
Il est aberrant de voir comment les constructeurs essayent de piéger le consommateur, j’ai failli écrire les gogos, avec des annonces époustouflantes qu’elles concernent des coefficients de rendement, des pourcentages d’économie d’énergie, sans oublier le bio et le respect de la nature.
La première question à se poser ne serait-elle pas de savoir si un appareil, quel qu’il soit, sera en mesure de restituer (ou d’économiser) au moins autant d’énergie que ce qu’il a fallu en consommer pour le fabriquer.
tout a fait d’accord avec Daniel, et j’ajoute qu’il n’y a pas que les consommateurs pour tomber dans panneau pour les consommations d’énergie; voire le super coup réalisé avec les ampoules !
J’ai acheté au total 5 ampoules basse conso en 1 an. Il m’en reste une !!! 4 ont claqué très rapidement. J’ai une quinzaine d’ampoules dans mon logement dont une seule fonctinne 4H par jour pendant les mois d’hiver seulement. D’après les calculs des prétendus spécialistes, je devrait l’amortir en quelques années, mais personne ne réalise qu’i l faudra qu’elle amortisse aussi les 14 autres !!!
Non au bonus-malus qui défavorise celui qui ne peut s’acheter les appareils souvent les plus chers.
Il appartient aux décideurs d’imposer dans ces domaines une norme à revoir (à la baisse) régulièrement et vous verrez qu’immédiatement les constructeurs feront le nécessaire sur TOUS les appareils. Les cotations A++ montre combien ils peuvent faire des améliorations. C’est plus efficace que d’imposer un malus-bonus qui sera assumé par le consommateur et donc laisser fabriquer des appareils energivores. Il faudrait un jour cesser de s’en prendre systématique aux consommateurs, en bout de chaine, et plus aux industriels en début de production.
Enfin n’oublions pas que la meilleure économie est effectuée aussi sur la longévité des appareils, alors que maintenant ils sont souvent étudiés pour n’avoir qu’une durée de vie limitée.
Canal+ ce jour communique l’article UFC Que Choisir 06/2010
sur les appareils ménagers classe A++, A+, B, C, D…….
seraient des « arnaques » OH! je suis abonné 0252 7585 et
adhérent 200 604 6623 depuis 2006, je trouve dur dur de ne recevoir ce conseil qu’en 2010, pourquoi ne pas en avoir
parlé plus TôT.!!!! Papy Michel 62 ans à Lyon.
Je suis d’accord avec les différents commentaires. Aujourd’hui l’économie verte n’est qu’un prétexte marketing pour augmenter les marges, c’est inadmissible pour le consommateur et pour la planète. Ainsi, un frigo ou congélateur bien isolé représente un surcout d’environ 10 Euros à la fabrication. Nos chers distributeurs revendront cet avantage environ 100 Euros, ça c’est de la marge, alors que l’intérêt de tous est en jeu.
Il est à noter qu’en afrique, on trouve de plus en plus d’éléctroménager 100% chinois, de la conception à la fabrication. Ces produits sont d’un rapport qualité-prix imparable pour s’adapter au pouvoir d’achat local. Par contre, ils n’ont pas subi les affronts du marketing occidental. Il sont donc moins design et beaucoup plus efficaces et solides que les notres. Il faut reconnaitre que l’après-vente en brousse reste un problème, même pour le chinois le plus intrépide. De plus, quand il fait 40 degrés et qu’il n’y a que 10h d’éléctricité par jour, les congélateurs ne peuvent être que A+++++.
Les sous-développés ne sont pas ceux que l’on croit.
Payer 4 fois plus cher pour avoir moins bien que le reste de la planète, on appelle ça la croissance, mais ça ne fait plaisir qu’aux financiers.
N’oublions pas que les indiens téléphonent sur leurs mobiles pour 1 roupie la minute, soit moins de 2 cts d’Euro. Pourtant, le matériel est le même que chez nous et les opérateurs à peine plus honnetes. Il doit y avoir un truc!!!