Consommateur : si tu savais…

Les vacances 2007 furent studieuses ! En effet, invité par une maison d’édition à rédiger un essai sur l’état du consumérisme en France (vaste sujet !), je me suis essayé à l’écriture… Non pas pour obtenir le Goncourt, ni comme beaucoup d’auteur du moment commenter la campagne présidentielle (bien qu’il y aurait beaucoup à dire sur l’absence manifeste d’engagements consuméristes de la part des candidats), mais pour offrir aux consommateurs et aux décideurs un point de vue sur les grands thèmes qui innervent chacun des combats de l’UFC-Que Choisir : la concurrence, l’information, ou encore le libre choix du consommateur… Ces grands thèmes, en raison de leur caractère transversal, ne sont en effet jamais traités en tant que tel par l’association, il me semblait donc important de pouvoir nourrir la réflexion de chacun à travers les anecdotes et quelques confidences du « militant consumériste de 30 ans » que je suis ! Comment les banques ligotent à vie le consommateur ? Comment les opérateurs mobiles organisent une fausse concurrence ? Que valent réellement les biens et services que nous consommons : juste prix ou vaste arnaque ? Au gré des adages de Saint-Augustin, des citations du Président Sarkozy, en passant par les paroles d’Alain Souchon, j’invite le lecteur à entrer dans les coulisses du consumérisme à la française où le consommateur est toujours au centre des discours mais jamais au cœur des actes… On doit le « protéger », le « défendre », telle une espèce en voie d’extinction… Mais, que je sache, il n’est pas un casoar ou un éléphant ! Plutôt que de sans cesse rabaisser les consommateurs au rang d’espèce à protéger, les autorités étatiques devraient se rappeler qu’il n’y a de pouvoir qui ne soit par un renversement dialectique à la merci de ceux sur lesquels il s’exerce et sans lesquels il ne serait rien. Certains diront qu’avec cette note je cède à l’auto promo, je leur répondrai qu’en tous les cas, la publicité pour ce livre, faite par son auteur, n’est pas de nature à induire en erreur !

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Un sujet pour la rentree qui curieusement n’a a ma connaissance jamais ete porte par une association de consommateurs: les frais de courtage.
A l’heure de la dematerialisation, est-il normal de voir des frais d’operation s’elever au minimum a 0.8% (car il y a aller et retour) sur les ordres des petits porteurs sur internet ?
Et que dire des SICAV ou ce serait plutot 4% ?
Dans ces circonstances, on n’a aucune chance face aux professionnels qui operent a moins de un pour mille !
Lui est gagnant des qu’une valeur bouge de 1% par exemple ce qui est tres frequent sur quelques jours.
Dommage que les associations de consommateurs ne se preoccupent que de telephonie (ou seul le numero surtaxe est vraiment scandaleux) et non des frais de courtages !
Dans d’autres pays, vous pouvez diviser par 5 les frais.
En France, les courtiers se gavent reellement et je connais pas mal de monde qui a laisse beaucoup plus au courtier qu’il n’a gagne lui-meme.
lors de votre intervention chez Ruquier (france 2) vous avez parlé d’une profession de façon fort flateuse.
C’est évidement mon métier.
Cela fait très plaisir d’entendre ce que vous avez dit. Il est très rare d’entendre de pareil commentaire à la télé. Les seules fois que notre métier est sité, c’est pour le comparer a un criminel (série ou de guerre).
Notre profession a besoin de soutient, d’une bonne image car recruté devient de plus en plus difficile.
Merci encore.
B Marion
Il faut résister et oser dire ce qsui va et ne va pas….
Mes amis se moquent de moi quand je fais des pieds et des mains pour « libérer » un fromage qui a été sorti de la vente en libre service et qui est proiposé à la coupe, tout simplement parce que le fournisseur a refusé de se plier aux exigences du distributeur…
Même si ça sert pas à grand chose il faut « lutter »!!
Mon dernier coup d’épée dans l’eau:
Je réponds à l’enquête SAV de darty concvernant un produit en réparation de manière un peu « moderne » voir l’adresse url que je donne pour comprendre…
ce n’est que quand chaque consommateur se comportera en citoyen, responsable et informé qu’il pourra tirer des conclusions sur sa propre bêtise (en ce qui me concerne) ou sur son libre arbitre…
Cordialement
C. bedou
Je en sais pas si mon texte est passé…
Je disais en résumé qu’il fallait savoir s’exprimer et résister ne serait ce que pour avouer sa propre bêtise fac eà l’acte de consommation (cf adresse url)
Cordialement
C. bedou
Ulaanbaatar.
Bonjour.
Ne trouvant pas de façon plus appropriée de communiquer avec votre maison ou vous-même, je poste mon commentaire ici. 2 000 000 Français vivons à l’étranger. Grâce à l’amélioration des moyens de transports et de communication, nous avons de plus en plus de contacts, notamment de consommation, avec notre pays. Donc aussi plus d’occasion de litiges. Des problèmes spécifiques, et des problèmes communs dont la solution est spécifique.
Par exemple, pour exiger que son revendeur informatique ne subordonne pas la vente d’un ordinateur à la vente de licences Microsoft, un résident peut saisir gratuitement le juge de proximité en « injonction de faire », et se rendre en personne à la convocation. Quelqu’un qui réside à l’étranger doit pour cela se faire représenter par un ascendant, un descendant ou un avocat, ou faire le déplacement. Les enfants sont souvent trop jeunes, et on n’a pas forcément envie de tenter de convaincre sa vieille mère d’aller expliquer au juge qu’un ordinateur peut fonctionner sans Windows. Quant aux deux autres solution, elles ne sont pas gratuites du tout.
Pour les tribunaux administratifs, un règlement spécifique pour les résidents à l’étranger exige même d’avoir une adresse postale dans la circonscription du tribunal ! obligation qui n’est pas faite aux résidents français (rien n’empêche à un Réunionnais de saisir de chez lui le tribunal administratif de Lille, sans avoir à fournir une adresse à Lille).
De nombreux vendeurs par correspondance refusent, en toute légalité, d’expédier à l’étranger.
Les discrimintations contre les non-résidents sont nombreuses, et, si certaines sont justifiées, de nombreuses ne le sont pas.
Il n’existe semble-t-il pas d’association de consommateurs résidents à l’étranger.
Je suggère à l’UFC-Que choisir et à son président de se pencher spécifiquement sur cette question, tout en vous félicitant pour le travail que vous faites.
Bonsoir.
Je suis étudiant en Capacité en Droit a l’ université de Dijon et j’ ai le plaisir (et le privilège je pense) d’ assister a vos cours de Droit publique. Je tenais a vous dire que vos cours etaient teintés d’ une teneur et d’ une théorie politico-juridique bien au dela de nos autres enseignements en Droit.
Je tenais donc a vous feliciter pour la tenue de vos cours qui est éxemplaire en restant chaleureuse et pour votre engagement pour la consommation de tous.
(Je m’ excuse pour le manque de rapport avec l’ article de ce billet également)
Cordialement un de vos étudiants.
Je n’ai pas encore lu votre livre, mais par chance, je suis tombé sur une émission où vous faisiez l’exposé de votre optique. Vous aimez depuis votre plus jeune âge titiller les commerçants, pour plus de clarté dans les pratiques marchandes.
Pourtant, lorsque l’on amène une affaire en or à une de vos antennes, « ufc-que choisir » passe complètement à coté.
Il y a en ce moment un gros problème avec un très gros distributeur. Les agissements sont scandaleux partout en France. J’ai invité l’association de Lyon à venir constater. Je n’ai pas été entendu, il a fallu que j’insiste pour laisser mes coordonnées, et bientôt se sera trop tard (car c’est une question de date).
J’avais pensé, mais sans doute à tort, que votre revue se plaçait dans l’investigation. Apparemment, il n’en est rien. Je ne vous cache donc pas ma déception.
En espérant pouvoir être entendu.
Ai lu et apprécié « consommateur si tu savais… ». Ai, enfin, trouvé bon nb de mes questionnements et quelques certitudes notamment pour ce qui est de l’aspect POLITIQUE de la défense du consommateur. Me suis amusé de constater que les enfants d’Alain étaient gênés par les interventions paternelles devant les balances non tarées (ce qui n’est pas toujours facile à constater). Mon fils réagissait de même. Aujourd’hui, il traque les commerçants indéliquats et mène avec moi des combats toujours et malheureusement d’actualité: affichage absent ou insuffisant, pub mensongère, courrier à deux vitesses, actions dolosives en tous genres, etc.
Petite pierre dans ce jardin …
Regardez de près ce ticket de réduction Carrefour; vous verrez un n° d’identification de ?, la valeur de réduction (0,6€), le rayon pour lequel est applicable la réduction, une date limite de validité (relativement proche), un code barre (sans doute pour accélérer la prise en charge du ticket? ou bien pour éviter la triche par recopie?). Enfin, en bas du ticket, un bandeau sur fond bleu dit: « Le programme de Fidélité Carrefour, le pouvoir de baisser les prix. »
Au dos du ticket, un texte vous informe sur le programme fidélité Carrefour et vous précise un certain nombre de limitations de ce programme.
L’analyse de ces informations et un peu de réflexion m’amène à dire ceci:
1. La mise en oeuvre de ce ticket a un prix non négligeable me semble t il; en effet il faut imprimer un ticket recto/verso sur lequel figurent des informations variables (le N° d’identification, le montant de la réduction, le code barre, le rayon concerné, la date limite de validité). Il est évident que le coût de mise en place de ce programe de fidélité est payé par quelqu’un car Carrefour n’est pas un distributeur philantrope ! Donc, soit le prix de vente des articles Carrefour est majoré en conséquense, soit les fournisseurs de Carrefour voient leur marge réduite en conséquence.
2. La réduction est à valoir sur un rayon spécifique: Surgelés et Glaces et pour un minimum de 8€
Cette réduction nous impose un rayon, c’est à dire que la réduction ne porte pas effet immédiat sur ce qu’on vient d’acheter mais peut être obtenue si on achète dans le rayon visé; donc une sorte d’incitation forte à acheter quelque chose dont on n’a peut être pas besoin.
3. La réduction maximum est : 0,6 / 8 = 7,5% et compte tenu du prix des Surgelés et Glaces, cette réduction en pourcentage sera évidemment bien plus faible.
4. La date limite de validité incite à retourner assez rapidement au même magasin; même si on n’a aucun besoin de le faire !
Bref, vous m’avez compris, le programme de fidélité Carrefour est bénéfique pour Carrefour, il ne l’est pas pour le client Carrefour.
Je m’étonne donc, que des journaux comme ‘Que Choisir’ ou ‘60 Millions de consommateurs’ et les associations de défense du consommateur, ne dénoncent pas plus sévèrement ces politiques de fidélité, au final, couteuses pour le consommateur. Déjà qu’il y a le matraquage publicitaire !
Ce qui me surprendra toujours, c’est que cette pratique de réduction après coup soit légale. En effet dans la mesure où toute politique de fidélisation de la clientèle a un coût et que ce coût est très probablement imputé au client, tout se passe comme si on arnaquait un peu plus le client.
Peut-on trouver, dans le code du commerce, une légalité à cela ?
La seule mesure de réduction qui vaille est celle qui est faite immédiatement, soit sous forme de promotion, soit sous forme de réduction par quantité, etc…
A voir avec image, sur mon blog
Très bon bouquin. Je viens de le terminer à l’instant et je suis heureux de trouver un endroit où il soit possible d’en débattre. Le seul bémol, une approche philosophique qui risque de rebuter le lecteur lambda. A celui-ci je conseille de commencer par le dernier chapitre, plus « terre à terre ». :question:
Au plaisir de vous lire bientôt, je l’espère…
Je viens de lire avec beaucoup d’intérêt votre livre « Consommateur, si tu savais » et je me suis trouvée très en accord avec votre approche des problèmes liés à la consommation. En particulier, je suis convaincue qu’une information complète, précise et efficace constitue une aide précieuse pour effectuer le meilleur choix parmi tous les articles qui nous sont proposés. Il reste cependant un point sur lequel le consommateur se sent prisonnier et désarmé : celui de l’inflation, surtout lorsqu’elle concerne les produits de consommation courante, ceux que l’on met régulièrement dans notre caddie pour nos besoins quotidiens (et surtout alimentaires). Chacun a pu constater la distorsion qu’il existe entre le % de hausse des prix tel qu’il est annoncé officiellement et le % que chacun constate en faisant ses courses. Toutefois, s’il est possible de remarquer une hausse sur un article donné que l’on consomme couramment, il est difficile de se souvenir des hausses intervenues sur une année pour l’ensemble des achats effectués.En conséquence,si nos gouvernants veulent améliorer notre pouvoir d’achat en freinant l’inflation (ce qui me semble plus efficace qu’une hausse des salaires), il serait bon de responsabiliser le consommateur en l’informant du poucentage de hausse appliqué sur une année, par une mention obligatoire sur l’étiquette du produit. Ainsi, le consommateur, informé de cette hausse, pourrait choisir en toute connaissance de cause, le produit dont la hausse a été raisonnable – 1,5 ou 2% – et boycotter les produits avec hausse à deux chiffres. Avec une telle mesure, les fabricants hésiteraient peut-être à pratiquer des hausses indécentes!
Il me semble qu’une telle obligation serait facile à réaliser (au contraire de celle qui obligeait, à une époque, les commerçants, à mentionner leur marge sur les fruits et légumes).
@Anne : « le consommateur, informé de cette hausse, pourrait choisir en toute connaissance de cause, le produit dont la hausse a été raisonnable – 1,5 ou 2% – et boycotter les produits avec hausse à deux chiffres. Avec une telle mesure, les fabricants hésiteraient peut-être à pratiquer des hausses indécentes! »
Tout-à fait d’accord ! Le pouvoir est dans le portefeuille des ménages et donc… entre leurs mains ! Un bon boycot en calemerait un paquet !