Electricité : comparateur ou propagande ?

Dans les sables mouvants que sont devenus les marchés de l’électricité et du gaz naturel, il est difficile de se retrouver. Heureusement, miracle ! D’un coup de baguette magique, le site Energie-info vient de mettre en ligne un comparateur de prix ! Ouf, la brebis égarée par toutes ces pubs et ces démarchages (qui appâtant le chaland à coup de propositions lucratives, qui vous jurant que votre électricité sera plus verte qu’ailleurs) va enfin retrouver le chemin de verts pâturages, où l’électricité sera vendue moins chère !
Intéressé par la promesse de trouver aussi facilement l’offre d’électricité la moins chère, j’ai moi aussi essayé le fameux comparateur. Et je crie au scandale : voilà un site a priori rassurant (il est labellisé médiateur national de l’énergie, DGCCRF, j’en passe…) qui a mis en place une véritable machine à broyer les tarifs réglementés ! Pour commencer, ce sont les fournisseurs d’énergie eux-mêmes qui rentrent les données… et les arguments marketing ! Le résultat est consternant. Une offre du tableau comparatif affiche par exemple « -10 % sur les tarifs réglementés ». Faux ! Ces -10 % concernent le prix du kWh, pas celui de l’abonnement !
Les offres « vertes » sont, elles aussi, en trompe-l’œil. Le comparateur indique selon les fournisseurs « 100 % d’électricité verte », « 100 % d’énergies renouvelables certifiées ». Séduisant, non ? Sauf que ces offres portent sur une électricité renouvelable produite depuis belle lurette et que nos compteurs connaissent bien ! La transformer en offre commerciale environnementale est très facile : le fournisseur achète des certificats verts à un coût dérisoire et le tour est joué ! La seule véritable offre « verte », c’est celle d’une coopérative qui a refusé de participer au comparateur car il ne lui offrait aucune chance de se différencier. Voilà qui prouve qu’en plus du reste, le comparateur n’est pas exhaustif.
De fait, malgré un gain économique limité, il incite les consommateurs à quitter massivement les tarifs réglementés pour la jungle des prix de marché… sans même leur signaler clairement que ce choix, compte tenu de la réglementation actuelle, sera irrévocable s’il est fait après le 31 décembre ! En effet, la réversibilité (c’est-à-dire le retour aux tarifs réglementés) n’est possible que jusqu’au 30 juin 2010… à condition d’être passé au prix de marché au moins six mois avant !
En présentant ce nouvel outil à la presse, le médiateur national de l’énergie l’avait pourtant qualifié d’impartial et indépendant… Le sondage ci-contre vous invite à exprimer votre choix en matière de contrat d’électricité.

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Oui, tout ça est bien vrai, mais je n’ai pas attendu l’existence du comparateur pour aller chez un « opérateur du marché » : la fameuse coopérative qui a justement refusé d’y participer et que vous défavorisez en mettant tout dans le même sac dans votre balance entre « opérateur historique » et « opérateurs du marché ». Rappel : l’opérateur historique, c’est quand même avant tout le nucléaire…
Cordialement,
N’ayant obtenu du « fournisseur historique » la résiliation d’un abonnement qui n’avait plus lieu d’être, après 4 mois de démarches infructueuses, j’ai adressé une mise en demeure par courrier recommandé avec AR au président Gadonnaix. Cette action s’est révélée fructueuse (résiliation du contrat en 4 jours)…
De colère devant l’incapacité du fournisseur, j’ai décidé de transféré mon abonnement à la concurrence et j’ai retenu comme nouveau fournisseur EnerCoop, la coopérative qui fournit vraiment de l’électricité verte, mais qui surtout donne un droit de vote au consommateur…
Le seul seul véritable problème est à mon avis le refus des politiques de doter la France « d’actions de groupe » la seule voie possible pour que les consommateurs fassent entendre leur voix…
En attendant, sans faire de politique politicienne, toutes tendances confondues, utilisons notre vote aux élections du mois de mars pour faire pression sur le monde politique et obtenir satisfaction sur le sujet des «actions de groupe »…
Ce n’est pas par l’abstention que nous gagnerons cette bataille décisive… à moins d’élire massivement des abstentionnistes « pro actions de groupe »lors du prochain scrutin…
Lors de la « libéralisation » de l’électricité, qui devait, selon ses promoteurs, mettre en concurrence les fournisseurs, ce qui devait conduire à une baisse des tarifs, (ce qui n’a pas été le cas!) EDF disposait d’une réserve de production non négligeable, qui lui permettait d’être exédentaire et d’exporter dans toute l’Europe…
Quelques années après, on s’aperçoit (Bizarre!, bizarre!)que nous risquons d’être « déficitaires » en énergie, et qu’il faudra, sans aucun doute, importer, à grands frais, de l’énergie aux pays voisins!… Que s’est-il donc passé?
Belle réussite, en vérité!
Cela me rappelle un sketch de Coluche : « tu nommes un technocrate pour gérer le Sahara, deux ans après, il faut importer du sable !… ». ça y est ! nous avons des technocrates à la tête des sociétés de distribution d’électricité ! Youpi !
Une fois encore, on nous à pris pour des imbéciles!… mais ce n’est probablement pas fini, hélas! et il faudra prendre l’habitude!…
Je signale les abus d’EDF .En Aout le prix du kw en option tempo a été augmenté de 21 à 26 %!!!De plus l’évaluation de la consommation sur les 2 mois courant a été sous évaluée par rapport à ma consommation habituelleafin de pouvoir me faire payer la différence au prix fort à la régularisation semestrielle.J’ai demandé par 4 fois des explications à EDF en vain.Devant cesméthodes pour le moins discutables on se demande s’il ne serait pas ausi bien d’opter pour un autre fournisseur.On saurait au moins à quoi s’attendre.Edf nous doit peut être plus que la lumière mais ses tarifications sont bien opaques
Bonjour,
Et les ventes forcées des concurrents. J’ai été résilié de EDF. Motif, un autre fournisseur s’est présenté chez eux sans mon autorisation. EDF sans aucune vérification, ni lettre recommandée de ma part concernant ma résiliation, a donné son accord. Impossible de me faire entendre malgré une lettre recommandée de ma part leur demandant de rétablir mon contrat et de me donner le nom de ce fournisseur que je ne connais pas. Pas de réponse.
Gaby
En réponse à Gaby : faites comme moi envoyez une « mise en demeure » en recommandé avec AR au Président d’EDF [22-30, avenue de Wagram 75008 Paris] : c’est beaucoup plus efficace que les services clients et pour cause… Le secrétariat du Président est mieux doté que celui des services clients… Pensez donc Monsieur Proglio, un homme très important est à la tête de deux grandes entreprises, (500 000 salariés) une privé(retraite chapeau oblige), l’autre « publique » (cherchez l’erreur), a besoin pour cumuler d’un «bon secrétariat » …
Pour s’exprimer contre le cumul des mandat, obtenir les « actions de groupe » et le rétablissement de « vrais » services publics utilisez au mois de mars votre bulletin de vote pour défendre vos intérêts rien que vos intérêts…
Et pourquoi pas ne pas créer des listes « Les Consommateurs d’abord »…
Bonjour à tous .J’(ai lu avec intérêt ces commentaires trés intéressants et trés instructifs pour le commun des mortel. Aprés la téléphonie fixe ou portable, les canaux satellites et je ne citerai pas tout ,voilà qu’on plonge dans un nouveau secteur ouvert à l’arnaque .
J’ai 85 ans j’ai la chance de pouvoir me débrouiller en informatique et je me tiens le mieux informé possible mais combien de personnes âgées ,combien de personnes malheureusement peu instruites sont complètement pommées dans tout ce cahot .Je prends l’exemple du téléphone .
vous avez des problèmes avec EDF .Vous les appelez aprés avoir cherché le bon numéro qu’il est nécessaire de contacter pour tel ou tel problème .
vous tombez bien entendu sur un disque répondeur qui vous demande .Si c’est pour ci tapez 1 si c’est çà tapez 2 etc….je n’ai pas saisi votre choix et ci et çà
Enfin vive le modernisme et place à l’arnaque à vous lire
cordialement à tous
La preuve pour faire l’adition de neuf + 10 c’est écrit en tellement petit que je ne l’avais pas remarqué .
Bonjour,
Je me permets une remarque au sujet du sondage. Il manque d’objectivité. En effet, il devrait laisser place à une réponse du type, « je suis chez EDF et je ne sais pas (encore) si j’y reste ou non », « je ne me prononce pas ».
EDF nous empoisonne depuis un demi-siècle en développant sans partage la filière nucléaire. Plus de 80 % d’électricité d’origine nucléaire, c’est de la folie!.
Comment l’UFC (dont je suis membre depuis très longtemps) peut elle encourager le gouvernement a maintenir des prix de l’électricité aussi bas, complètement faussés?(voir la comparaison avec les autres pays européens). C’est les générations futures qui payeront pour le traitement de nos déchets nucléaires et la neutralisation des centrales déclassées.
Aujourd’hui ENERCOOP est le seul fournisseur coopératif qui fournit vraiment de l’électricité verte. L’UFC doit être a ses côtés, même s’il faut accepter de payer l’électricité un peu plus chère.
Bonjour,
Comme administrateur de l’association UFC que choisir de mon département, j’ai participé au forum des associations d’Angers le 7 novembre dernier pour obtenir de nouveaux membres à notre association.
Les personnes contactées connaissaient notre association mais beaucoup semblaient dubitatifs sur notre faculté de « faire bouger les choses » .
Je pense sincèrement que ce sentiment est la conséquence de notre timidité en propositions pour résoudre les problèmes de consommation. Nous ne pouvons pas dénoncer ces problèmes sans proposer de solutions !
L’exemple actuel des factures exorbitantes d’accès Internet Orange est l’occasion d’interpeler les pouvoirs publics sur la nécessité d’ exiger des fournisseurs d’accès Internet un tableau standardisé pour ce secteur d’activité, simple à comprendre et en finir avec ces contrats de vingt pages, illisible et incompréhensible pour les citoyens lambda.
L’UFC devrait plus entrer en croisade contre ces contrats complexes étudiés pour tromper le consommateur et pour la promotion de ces tableaux standardisés simples à comprendre appliqués aux assurances, banques, fournisseur d’électricité, de gaz, d’accès Internet ….. pour permettre aux consommateurs de comparer et ainsi, de vraiment faire jouer la concurrence.
La possibilité d’accéder aux actions de groupe est également indispensable pour permettre aux multiples « pots de terre » français de se défendre contre les grosses sociétés « pots de fer ».
Avec toute ma considération.
J.S
On connaît la position de l’UFC Que Choisir en matière d’ouverture des marchés de l’énergie : c’est le conservatisme pro-EDF à fond les ballons. Le soutien aveugles aux tarifs réglementés d’EDF qui n’envoient aucun signal prix au consommateur car ils ne reflètent ni le prix du carbone, ni le renchérissement des prix de l’énergie, ni même d’ailleurs le véritable coût du parc nucléaire. Bref, aucune incitation à la maîtrise de la demande de l’énergie. Car le meilleur signal, c’est bien celui du prix ! Défendre le portefeuille du consommateur, au détriment de la planète, c’est pas joli joli.
En réponse à Francis Legrand.
Chacun a le droit de penser et de dire ce qu’il veut et ce quel que soit le sujet… Pour ce qui est du fonctionnement des associations de consommateurs comme celles de « citoyens engagés » il existe en démocratie quelque chose qui s’appelle « bulletin de vote ». Certes le pouvoir de chacun est dilué dans la masse mais plus grande est la concentration des voix sur une opinion plus grand est le pouvoir de cette opinion. Il en va de l’UFC comme du reste des « institutions » : elle n’est pas immuable et si nous ne sommes pas satisfaits de son fonctionnement il existe une solution simple « le militantisme de base ». Engagez-vous donc dans la lutte plutôt que de jeter l’anathème sur l’UFC et entamez le combat de l’énergie en nous donnant de bons arguments solides pour étayer vos affirmations, sinon elles sont sans réelle portée (un peu comme une fléche en « chewing-gum » pour tuer un tigre en colère, si vous voyez ce que je veux dire…).
En attendant rejoignez la tribut des EnerCoop, qui ressemble étrangement à celle d’Asterix le Gaulois…
En réponse à Jean-Frédéric TEPLITXKY.
Je veux bien rejoindre la « tribu » d’Enercoop, mais je note que cette tribu ne doit son existence qu’à l’ouverture des marchés à la concurrence.
Concernant mes « bons arguments solides » pour étayer mes informations – sur les tarifs je suppose ? – en voici quelques-uns :
- « l’ignorance dans laquelle est maintenu le consommateur pose problème à l’économiste. Protégé des fluctuations de prix grâce à des tarifs fixés par le gouvernement, le consommateur français vit dans le mythe d’une électricité garantie et de bon marché. Qui osera le sortir de sa torpeur pour lui annoncer que le remplacement des centrales vieillissantes (notamment nucléaires) coûtera très cher ? Il ne s’agit pas de le réveiller en sursaut pour lui annoncer la multiplication par 50 des prix de l’électricité. Mais il faut le préparer progressivement à la mauvaise nouvelle d’une forte hausse des tarifs aux heures de pointe au cours de la prochaine décennie, partiellement compensés par une baisse aux périodes des hors pointe ». (Claude Crampes, Thomas-Olivier Léautier, La Tribune du 23 novembre 2009)
- « les tarifs ne transmettent […] plus un signal cohérent reflétant les coûts et incitant à la maîtrise des pointes de consommation » (Rapport de la Commission sur l’organisation du marché de l’électricité présidée par Paul Champsaur, p. 6).
- « Renvoyer une indication de prix qui ne repose que sur le coût du nucléaire n’est pas efficace en terme économique » (David Spector, Décryptages n°14)
- « La persistance de tarifs régulés à un niveau nettement inférieur à celui du marché […] soulève de nombreux problèmes. Ils encouragent une consommation excessive par exemple sous la forme d’un développement très important du chauffage électrique qui conduit à des pics de demandes hivernaux de plus en plus marqué et à des importations croissantes d’énergies fossiles » (David Spector, La Tribune, 7 mai 2009)
- « l’actuel tarif réglementé de détail […] désincite les ménages à réduire leur consommation d’électricité, et s’oppose ainsi à la politique de préservation de l’environnement et de lutte contre le changement climatique ; il atténue la concurrence en prix entre fournisseurs, et, dans la mesure où il est inférieur au prix du marché, il décourage les investissements dans de nouvelles capacités de production » (Avis d’économistes universitaires sur le rapport de la Commission Champsaur, F. Levesque, JM Glachant, C. Crampes, 28 mai 2009)
A bon entendeur, salut.
En réponse à Francis Legrand.
Tout a fait d’accord avec vos arguments concernant la politique de prix et l’irresponsabilité du monde politique face à ce dossier. Nous, citoyens-consommateurs, ne devons pas oublier dans quels environnements économique, social et politique, les grandes décisions énergétiques de la France ont été prises dans un passé pas si lointain de nous (environ 50 ans)… Par qui était mané le lobby du nucléaire et par lesquels il est encore mené aujourd’hui.
Il ne faut pas oublier aussi que les consommateurs (dont nous sommes) ne représentent qu’un tiers des acteurs du marché… producteurs et pouvoirs publics représentant les 2 autres tiers… et pour ce qui concerne les décisions stratégiques elles font encore partie du « domaine réservé » des plus hautes instances de l’état… instance sur laquelle le consommateur ne peut influer qu’une fois tous les 5 ans (merci monsieur Chirac, avant il fallait attendre 7 ans…). Encore faudrait-il que les citoyens se déplacent à plus de 35% (chiffre optimiste) pour voter et ainsi exprimer leur avis…
Dans ce problème des plus complexes de nombreux intérêts se confrontent si on ne répond pas clairement à la question suivante : « Qui devra payer le démantèlement des réacteurs nucléaires en fonction aujourd’hui ? » Si ma mémoire est bonne il y en a 59 avec un coût de démantèlement global de 1000 milliards d’euro (valeur 2007-2008).
En accordant cet été un sursis de 20 ans aux installations en service les pouvoirs publics et l’opérateur privé EDF ont botté en touche…
Face à cette problématique quelle doit-être la position de l’UFC et des autres associations de consommateurs (auxquelles les politiques de tous les bords que nous avons élus, refusent toujours de mettre en place les « actions de groupe », seul vrai moyen de défense des consommateurs…)
Ne tapons pas toujours sur ceux qui doivent défendre nos intérêts, c’est un masochisme peu efficace face à enjeux qui attise les convoitises des puissants (cf mr Proglio nouveau patron d’EDF qui rêve de devenir « mr pôle nucléaire » une véritable folie à mes yeux… et pourquoi pas, après la privatisation des satellites militaires, ne pas privatiser la force de dissuasion nucléaire, et la confier au pôle nucléaire souhaité par mr le nouveau président d’EDF).
Il y a encore beaucoup à dire sur cet explosif » sujet… à vous maintenant et en attendant : « Sainte Tchernobyl protégez-nous… »
Pour ce qui est d’EnerCoop :
Histoire d’une coopérative verte et solidaire
Le 1er Juillet 2004, la France ouvre le marché de l’électricité à la concurrence. Les opérateurs historiques perdent leur monopole, tout nouvel entrant peut alors proposer de l’électricité à des structures professionnelles. On bascule ainsi d’un modèle réglementé dans lequel le service énergétique est assuré par une entreprise publique, vers un modèle libéral où des entreprises privées se partagent la fourniture d’électricité. La volonté d’Enercoop est de proposer une troisième voie, de forme privée mais d’intérêt public.
Ce bouleversement profond de l’économie de l’énergie intervient dans un contexte énergétique peu serein :
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Le vaste programme nucléaire mis en place par les pouvoirs publics dans les années 1970 à la suite des chocs pétroliers a mis la France dans une situation de surcapacité. Pour écouler la production, les consommateurs sont encouragés à consommer; la France aborde le XXIe siècle dans un état d’ébriété énergétique.
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La centralisation de l’électricité en France mène à des pertes liées au transport de l’électricité et gaspillages causé par l’inadéquation entre les moyens de production et les besoins de consommation.
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Le programme d’investissement massif dans l’énergie nucléaire se fait aux dépens du développement des énergies renouvelables, qui souffrent d’un manque cruel d’investissement.
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Les ressources fossiles (pétrole, gaz, charbon) se raréfient de plus en plus rapidement.
Cette situation mêlant ébriété énergétique, surproduction nucléaire et centralisation poussée favorise le dérèglement climatique et la prolifération nucléaire.
Le projet Enercoop
Face à l’urgence de la situation et à la libéralisation inéluctable du secteur de l’électricité, des acteurs de l’économie sociale et solidaire et des énergies renouvelables se réunissent au printemps 2004, à la veille de l’ouverture du marché, pour, ensemble, réinventer un modèle éthique et responsable. Ce modèle prendra la forme d’un acteur, qui au-delà de commercialiser de l’électricité, devra répondre aux ambitions suivantes:
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promouvoir les énergies renouvelables,
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défendre la maîtrise de la consommation d’énergie,
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décentraliser la production
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offrir à chaque citoyen la possibilité de s’approprier l’accès à l’énergie.
La SCIC Enercoop
En septembre 2005, Enercoop naît juridiquement sous la forme d’une Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC). Cette structure permet :
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un sociétariat hétérogène, en réunissant autour du même projet des acteurs pouvant avoir des intérêts divergents (producteurs, consommateurs, associations, collectivités locales et salariés de la SCIC), selon un fonctionnement démocratique et transparent répondant à la règle « 1 personne = 1 voix ».
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un réinvestissement de la quasi totalité des bénéfices au profit des énergies renouvelables (dans de nouveaux moyens de production) et de la maîtrise de la consommation d’énergie grâce à des sociétaires plaçant l’intérêt général au dessus de l’intérêt particulier.
Dans un objectif de décentralisation de la production et des décisions, l’idée est à terme de répéter ce modèle au niveau local et de réunir élus, consommateurs, producteurs et associations dans une démarche de service public décentralisé. Ce modèle ouvre la possibilité de construire une nouvelle politique énergétique locale plus viable à long terme et plus responsable, pour influencer les choses au niveau national dans un deuxième temps.
Les personnes, physiques et morales, à l’origine du projet ont ainsi inventé un nouveau concept politique, dans la lignée de l’économie sociale et solidaire, à mi chemin entre le capitalisme et le socialisme. En septembre 2006, Enercoop reçoit l’agrément « entreprise solidaire ».
Enercoop fournisseur d’électricité
Durant le même mois, Enercoop reçoit ses premiers contrats professionnels.
Le 1er Juillet 2007, les particuliers rejoignent les professionnels et s’engagent au sein d’Enercoop. Au cours du premier mois, Enercoop reçoit les contrats de 433 militants.
Au-delà d’un acte de consom’action, ces personnes choisissent en grande majorité d’aller plus loin dans leur engagement et d’adhérer au capital Enercoop, en devenant des sociétaires pouvant faire entendre leur voix, prendre position et influer les décisions au sein de la coopérative.
Enercoop aujourd’hui
Enercoop a aujourd’hui dépassé les 4 500 consommateurs. Ce premier succès nous emmène sur une voie alternative concrète et significative qui replace le consommateur citoyen au coeur d’un fonctionnement écologique et solidaire.
Jean-Frédéric TEPLITXKY a écrit: « il existe une solution simple « le militantisme de base ». Engagez-vous donc dans la lutte plutôt que de jeter l’anathème.. ».
Il a raison. Il faut s’engager avec l’UFC mais aussi avec RESEAU SORTIR DU NUCLEAIRE (voir site internet) qui est en fait une Fédération de 848 Associations. C’est par eux que j’ai découvert ENERCOOP. C’est aussi eux qui prônent la lutte contre les gaspillages et le développement des énergies renouvelables porteuses de création de nombreux emplois.
Les 2 structures méritent, par les temps qui courent,qu’on leur porte attention…ET PLUS!…
Au fait M. Bazot, pourquoi vous ne dites rien sur la réversibilité ???? Vous préferez peut-être que certains aillent au casse-pipe sans droit de retour pour pouvoir dire que ça ne marche pas ?
En tous cas la Confédération de la consommation, du logement et du cadre de vie (CLCV), elle au moins, vient de demander une loi pour pérenniser la réversibilité aux tarifs réglementés d’électricité et l’étendre aux tarifs du gaz.
En réponse à Francis Legrand :
OK vous avez un compte à régler avec l’UFC, on va finir par le savoir… Encore une fois le problème que vous soulevez n’est pas celui de l’UFC mais bien celui de ceux qui nous gouvernent, qui nous ont gouvernés (et donc de ceux qui les ont élus activement, en choisissant les options du libéralisme coûte que coûte, ou qui ont concourus à leur élection en s’abstenant d’aller voter et donc en cautionnant les tacitement les options du vainqueur…)
J’ai du mal à comprendre la contradiction qui ressort de vos propos, relisez votre message du 23 novembre 2009. En effet en tenant compte des faits les tarifs d’EDF et donc ceux du secteur réglementé sont aujourd’hui notoirement sous évalué dans le cadre d’une économie dite « de marché » dans laquelle chaque acteur doit pour les uns les producteurs, facturer, pour les autres, consommateurs, payer le prix réel du service incluant l’ensemble des coûts, directs et indirects. Or nous savons bien aujourd’hui qu’en matière d’électricité c’est loin d’être le cas puisque les 1000 milliards de démantèlement des réacteurs nucléaires ne figurent pas encore dans les comptes, pas plus que ne figure aujourd’hui le surcoût de « salaire privé » du nouveau président d’EDF…
Les tarifs réglementés n’avaient de sens que dans le cas où l’entreprise EDF restait un « Service Public » pouvant être financé en parti par le budget de l’Etat… Croire à la possibilité de « mission de service public » dans une économie de marché, par définition concurrentielle, est une perversion de l’esprit, un non sens idéologique, un mensonge d’homme politique qui cherchent à ménager la chèvre et le chou…
Donc à quoi bon se battre sur une possibilité de réversion vers des tarifs réglementés qui ne sont qu’un leurre ? Amateurs de libre entreprise et des bienfaits de la concurrence laissez le marché et les limites de nos portes-monnaie réguler la satisfaction de nos besoins, pour réguler le tarif régulons notre utilisation du « service privé », faisons jouer la concurrence. Chez EnerCoop le KW « vert » coûte plus cher que chez EDF et les autres, mais il n’engendre pas de dette pour demain…
Et pour écrire l’histoire de demain : utilisons tous nos bulletin de vote pour exprimer pleinement notre volonté politique…
Je reçois depuis longtemps la lettre de Que Choisir, mais je n’étais jamais venue sur ce blog. Je découvre donc et m’intéressant à l’écologie, je suis allée voir sur le site d’Enercoop dont il est abondamment fait mention. J’ai dû chercher pour trouver quelles étaient les énergies dites renouvelables dont il est question. Savez-vous que le photovoltaïque demande plus d’énergie pour le traitement après usage qu’il ne pourra en fournir durant sa vie (au demeurant assez courte). Quant aux éoliennes, les plusieurs tonnes de béton coulées dans nos champs pour les faire tenir debout sont indestructibles et donc polluent un maximum pour un rendement extrèmement faible et une nuisance sonore et magnétique sur les populations qui habitent dans le voisinage. Donc …..
En réponse à MMA.
Vos intéressantes remarques appelle le commentaire suivant : si le photovoltaïque a un si mauvais rendement comment expliquez-vous qu’EDF le rachète si cher (il y aurait donc là matière à mettre en place un grand mouvement de défense des consommateurs) ? Pour ce qui est du béton coulé dans nos champs, il existe une solution simple enterrer les fondations un peu plus profond (environ un mètre plus bas) afin de laisser en surface une couche de terre suffisante pour permettre la culture… De toute façon le béton est un agglomérat de matériaux naturels qui peut toujours être détruit (et comme il est enterrer profondément sans grand danger)… Par ailleurs la construction d’une centrale nucléaire demande aussi beaucoup de béton… Peut-être qu’un ingénieur du bâtiment pourrait nous établir le ratio pour les différents systèmes de production d’électricité. Pour ma part, je pense que pour éviter les nuisances de toutes sortes la solution est des revenir à la bougie pour l’éclairage, au bois dans la cheminée pour le chauffage, à la bicyclette pour les transports, ainsi toutes les nuisances dont les nuisances sonores, disparaîtront… Et pour les vaccins et autres problèmes de santé et de retraite pas de problème : on supprime il n’y aura ainsi plus de déficit de la Sécurité Sociale…
en réponse à Jean-Frédéric TEPLITXKY
Si EDF rachète cher l’électricité photovoltaique , c’est dû à un choix politique et ce surcout ne coute rien à EDF puisqu’il est entièrement compensé par la CSPE
A part ca, je crains que ce monsieur n’ait aucune connaissance en agriculture, avec un mètre de terre on ne fait pas un sol, ca s’appelle du hors sol. La somme des racines d’un simple plant de blé est de l’ordre de plusieurs kilomètres ( 6000 mètres à priori) et ca fait descendre les racines à plusieurs mètres. Donc oui enterrer les plots de béton ca permet de mettre de la terre dessus mais guère mieux. C’est pas gênant si c’est limité (comme un poteau HT ou une éolienne et dieu sait que j’aimerais qu’il y ait moins de poteau THT) mais ca a un impact sur la culture, impact limité mais impact totu de même/
quant à revenir à la bougie, ca c’est l’argument massue. Le progrès ou le retour à la bougie !!!!
Parler d’éclairage alors que les caractéristiques d’isolation des batiments sont archi nulles. Un batiment conforme à la RT2005 consomme grosso modo 200 KW/m² et par an alors qu’on sait faire 4 fois moins sans trop chambouler le mode de construction (ca change mais un artisan peut s’y adapter assez facilement et le surcout n’est pas si monstrueux car de l’ordre de 10% à 20%, c’est beaucoup mais pas monstrueux).
Quand à rouler en vélo, j’invite mr Jean-Frédéric TEPLITXKY à y réfléchir vite car le peak oil est peut etre déja là. Et qu’il va bien falloir baisser notre consommation d’une manière ou d’une autre. Donc peut etre qu’une fois de temps en temps emmener le gosse à l’école en vélo, lever le pied sur autoroute et essayer de voyager malin sera pas superflu.
Oui demain sera fait de moins de transport individuel en voiture (le peak oil suivi de la baisse de la production voir le scénario de Shell ou d’Exxon sur wikipedia, meme les pétroliers disent qu’avant 15 ans la production baissera et pas qu’un peu, ce qui augure mal d’une vision à 50 ans basée sur le pétrole), oui demain sera fait de moins d’avion et je suis pas sur que ce sera plus de train, plus de bus et plus de transport en commun, car ca chamboulera tellement nos sociétés si on ne s’y prépare pas qu’il n’y aura plus de moyens à mettre dans le ‘collectif’.
Donc oui à l’innovation mais d’abord un grand oui aux économies, l’urgence est à la fin des gaspillages, puis aux économies, puis à la sobriété et petu etre qu’alors on aura un monde qui tourne enfin rond
bon courage
Bruno
Commentaires relatifs aux interventions sur le blog de Alain Bazot, relatifs à l’énergie ;
Je viens de parcourir les différentes interventions des internautes, relatives, notamment, à la production et la distribution de l’énergie électrique…
Je ne puis pas ne pas réagir devant autant de subjectivité, de dogmatisme, de contre-vérités au service d’un courant de pensée qui a érigé la doctrine anti-nucléaire au niveau d’un dogme digne de l’église de scientologie !…
Je précise, avant d’aller plus loin, que je m’exprime, ici, en mon nom personnel, et que je ne défends aucun lobby, ni aucun intérêt d’aucune sorte, mais que, simplement, je tente, à partir de mes nombreuses lectures (mais sans aucune exclusive…) relatives à un sujet qui me passionne, de raisonner, aussi objectivement que possible, sur un sujet, il est vrai, difficile, au sujet duquel n’existe AUCUNE « vérité », contrairement à ce que vous tentez, les uns et les autres, de démontrer, à partir de réflexions soigneusement choisies, soit partisanes, soit sorties de leur contexte, soit carrément mensongères ou inexactes…
Oui, au risque de me faire rejeter, voire insulter comme un renégat par les « bobos-écolos, bien pensants », je fais partie de ces affreux « nucléocrates » qui restent persuadés que notre pays fit, naguère, le bon choix, lorsqu’il favorisa la production d’électricité nucléaire !…
Je sais, c’est horrible de penser de telles horreurs, et vous allez, bien entendu, immédiatement me taxer d’hérétique, en me rappelant, fort à propos, la catastrophe (réelle !) de Tchernobyl, dont je ne minimise pas l’importance, comme il serait idiot d’oublier la catastrophe des crashs d’avions de lignes sur les « twin-tower » de New York en 2001, tant il est vrai que, quand on est confronté au monde irrationnel des terroristes ou des docteurs Folamour (ceux qui « dirigeaient » la centrale de Tchernobyl, à l’époque des faits) plus aucun raisonnement rationnel ne tient !…
Je voudrais simplement vous rappeler que le charbon, et surtout son exploitation ont tué, et tuent toujours beaucoup plus de monde que ne l’a fait et le fera l’industrie nucléaire civile…
Pour être originaire de la région minière du Pas de Calais, j’ai vécu, en effet, beaucoup de drames liés à la silicose, qui condamnait les mineurs de fond à mourir, dans d’atroces souffrances entre 45 et 50 ans !… et j’oublie les conséquences catastrophiques, pour l’environnement, des millions de tonnes de CO2 que l’on continue à déverser dans l’atmosphère, en partie, grâce aux partisans antinucléaires…
Je n’oublie pas, non plus, le bilan très négatif (mais, c’est vrai, il ne faut pas en parler !) de la fabrication des panneaux photovoltaïques, et des batteries d’accumulateurs qui sont leur inévitable complément… ( jusqu’à ce que le soleil brille 24 heures sur 24 !)
Quelqu’un, sur votre blog, se posait, justement, la question de la comparaison du ratio du nombre de M3 de béton par Kw installé, entre le Kw produit à partir du nucléaire, et à partir de l’éolien… je me suis laissé dire, en effet, que, sauf erreur, chacune des éoliennes qui garnissent désormais nos campagnes, recevaient entre 30 et 50 m3 de béton, en guise de socle. Les plus performantes d’entre elles développant, actuellement, 2 Mw, soit le millième d’une seule tranche nucléaire (2000 Mw), cela signifie que, pour la même puissance installée, il faudrait tabler, pour 1000 éoliennes, entre 30000 et 50000 m3 de béton !… Il est vrai que, pour les plus « ultras » d’entrevous, le béton est, finalement, un « matériau naturel », qui se résorbera avec le temps !… (voir les casemates de la dernière guerre qui « garnissent encore la plupart de nos plages, 70 ans après !…)
Compte tenu de la productivité d’une éolienne, qui est de l’ordre de 2000 heures par an à puissance maxi , soit moins du quart de la disponibilité moyenne d’une tranche nucléaire, c’est, en fait, 4000 éoliennes qui pourraient remplacer une tranche nucléaire !… Une centrale nucléaire comportant, en général 6 tranches… je vous laisse le soin d’effectuer la multiplication !… Alors, chiche ! Faites la comparaison des ratios, et publiez les résultats !… je ne doute pas, compte tenu de votre objectivité, que vous le ferez prochainement !
Par ailleurs, il est vrai qu’on peut trouver un champ d’éoliennes joli !… mais la encore, il n’existe pas de règle universelle, et vous me permettrez d’être plus réservé !…
Je vais encore vous raconter une petite anecdote, très révélatrice de la « nouvelle religion » écolo : Il y a quelques mois, en passant à côté d’un de ces champs éolien, je fus surpris de constater que certaines d’entre elles tournaient, alors qu’en ce mois d’Août très chaud, il n’y avait pas le moindre souffle de vent… Intrigué, je m’arrêtais un peu plus loin pour questionner les agents de l’entreprise de maintenance, présents au pied d’un de ces gracieux mastodontes… L’un d’eux m’indiqua que trois d’entre eux fonctionnaient grâce à leur alternateur « inversé » en moteur (c’est-à-dire, en consommant de l’électricité sur le réseau !), afin, sans doute, de faire taire certaines mauvaises langues qui avaient le mauvais goût de mettre en doute les réelles performances énergétiques des ces générateurs, devenus, pour l’occasion, de gigantesques ventilateurs… Il est vrai que, par cette canicule…
Loin de moi l’idée de dire qu’il faut arrêter ce gâchis, comme j’ai eu l’occasion de le lire parfois. Il faut « faire feu de tous bois » car, c’est vrai, il y a urgence, et le tonneau de pétrole se vide, ainsi que la bonbonne de gaz !…
Mais pourquoi cet acharnement antinucléaire ? Vous savez bien que, pour l’instant, ni l’éolien, ni le photovoltaïque ne « font le poids » pour prendre le relais !… et, quitte à vous fâcher encore un peu plus (si c’est possible !), je me permets de vous rappeler qu’une centrale nucléaire n’émet pas plus de GES qu’une … éolienne !…
Je n’aurais pas, non plus, le mauvais goût de vous rappeler que notre pays, en partie grâce au nucléaire, reste, dans le domaine de l’émission des GES, un des « bons élèves » de l’Europe, meilleur, en tous cas que certains autres qui avaient décidé, cédant à une pression écologique « irraisonnée » de « sortir du nucléaire »… (et qui le regrettent, sans oser trop en parler, pour ne pas vous fâcher!)
Maintenant que je me suis « laissé aller » (et ça fait du bien, je vous assure !), je prends acte du fait que le nucléaire ne présente pas que des qualités ! Je n’oublie pas, en effet, le problème difficilement contournable des déchets radioactifs à vie longue, actuellement – j’en conviens volontiers – mal résolu, en dépit des recherches… Je n’oublie pas, non plus, le problème du démantèlement, qui ne se pose pas, d’ailleurs, que pour les centrales nucléaires, mais aussi, pour les massifs de béton des éoliennes (qui ont cependant l’avantage de ne pas être radioactifs !)
Permettez-moi, cependant, de relativiser le problème des déchets, compte tenu de leur volume relativement faible, ramené à la quantité d’énergie produite. Mais, c’est vrai, c’est un VRAI problème…et, il faudrait être aussi doctrinaire qu’un … écologiste, pour ne pas le reconnaître…
Certains ennemis jurés des centrales nucléaires critiquent, à juste titre, la nécessité de disposer d’usines de grande puissance, pour concentrer les nuisances environnementales sur un minimum de sites, et pour bénéficier de l’effet de taille. Cela présente, en effet, l’inconvénient de nécessiter de plus de lignes THT permettant d’évacuer et de répartir cette énergie sur l’ensemble du territoire, avec une augmentation sensible des pertes en ligne… Argument recevable !
Mais, une fois encore, je crains personnellement, en multipliant les éoliennes, pour gommer quelques supports THT, certes très esthétiques tous deux, que nous ne tombions « de Charybde en Scylla » !…
Enfin, je regrette que, pratiquement tous le internautes fustigent les tarifs « règlementés » trop bas, en les accusant de ne pas refléter la vérité des coûts, et conduisant à la gabegie… La, j’avoue ne pas très bien suivre le « raisonnement » !… Quels ont les coûts non pris en compte ? Le démantèlement des centrales ? J’ai lu, dans le bilan financier d’EDF, que ces dépenses avaient bien été prises en compte, comme, je l’espère, le coût du démantèlement, dans 40 ans des champs d’éoliennes, lorsque la fusion nucléaire, dont les études avancent, supplantera définitivement toutes les autres formes d’énergie, en étant inépuisable, non polluante, sans aucun déchet…
C’est vrai, nous en sommes sans doute encore loin ! Les millions de degrés développés par la réaction restent encore largement incompatibles avec la qualité des « casseroles » actuellement sur le marché !… Mais, ce n’est certainement pas « en sortant du nucléaire » que notre pays pourra se maintenir dans les « starting-blocs » de ce grand défi planétaire….
Une dernière remarque, relative à l’attitude « autiste », intolérante, impérialiste de vos mandants et militants : je me souviens, dans les années 1975, lors de la contestation quasi systématique de l’usine surgénératrice de Creys-Malville, dans notre région (Nord-Isère) : Sans avoir, alors, aucune idée préconçue à ce sujet, mais souhaitant, simplement recueillir des éléments de réflexion qui me permettraient, éventuellement, de me forger une opinion, j’ai tenté, à plusieurs reprises, de participer aux réunions réputées « contradictoires », organisées par EDF, des représentants de ‘l’Etat, mais aussi, des organisations écologiques… Hélas, à chaque fois, lorsque nous arrivions à nous glisser dans la salle de réunion, nous y avons trouvé un « comité d’accueil », toujours très bruyant, bannières au vent, de quelques-uns de vos « trublions», particulièrement excités qui vociféraient des slogans complètement abscons, en empêchant délibérément toute confrontation « raisonnable » et tout débat constructif… Et nous repartions tous comme nous étions venus, en ayant cependant acquis, du moins en ce qui me concerne, quelques doutes quant aux capacités d’écoute, de tolérance et de respect des autres que vos mandants manifestaient en ces circonstances….
Pour conclure, je voudrais citer ce bel adage de Beaumarchais : « Sans la liberté de blâmer, il n’est pas d’éloge flatteur ».
Puissiez-vous le faire votre, en imaginant que, peut-être, vous ne détenez qu’une (petite) partie de LA VERITE !…
Avec mes meilleurs vœux écologiques (qui ne rime pas nécessairement avec « dogmatique »
Un « affreux nucléocrate », qui achète des ampoules à basse consommation, qui vient de renforcer son isolation phonique, qui dispose d’un composteur, qui est un adepte du tri sélectif, qui utilise, à chaque fois que cela est possible, les transports en commun, et qui va chercher son pain tous les matins, à pieds, ou à bicyclette…
Danyveline, Le 02.01.2010