Grenelle de l’Environnement : et le réchauffement consumériste ?

Si le candidat Sarkozy avait été mal noté par les associations environnementales sur son Programme, le Président Sarkozy, lui, semble faire de la cause écologique une priorité de son quinquennat en lançant dès l’automne un Grenelle de l’Environnement… « L’époque des colloques est derrière nous. Le temps est à l’action ». Ce Grenelle de l’environnement doit être « un contrat entre l’Etat, les collectivités territoriales, les syndicats, les entreprises et les associations » déclarait-t- il à la fin du mois de mai… Si l’idée est séduisante, reste que l’ouverture des négociations à l’ensemble des acteurs intéressés, notamment les associations de consommateurs engagées sur ces sujets, conditionne l’efficacité du projet… En effet, cette perspective de négociations sans tabou pour de réelles avancées en faveur d’une politique de développement durable passe indéniablement par une ouverture du débat préparatoire à l’ensemble des acteurs intéressés par la cause écologique, et pas, comme cela semble être le cas, aux seules ONG environnementales…
Il ne s’agit pas de diluer la réflexion en faisant participer aux groupes de travail préparatoires au Grenelle l’ensemble du tissu associatif ayant un lien simplement connexe à l’environnement, mais la composition des groupes devrait s’étendre à toutes les associations ayant un lien direct avec la cause écologique. Les associations de consommateurs qui, comme l’UFC-Que Choisir, ont un agrément « environnement », sont des interlocuteurs à ne pas oublier… Faut-il en effet rappeler que la majorité des enjeux écologiques -la lutte contre les produits polluants, la préservation de la ressource aquatique, le développement et la diffusion des énergies renouvelables, les modes de transports alternatifs, etc.- exige une évolution des modes de consommation et de production et que celle-ci exige le concours des associations de consommateurs ?
Loin d’être victime d’une sécheresse d’idées, l’UFC-Que Choisir fourmille de propositions permettant d’irriguer le débat devant permettre de mener une véritable politique de développement durable… Ces trois dernières années, l’UFC-Que Choisir a multiplié les propositions de réformes environnementales (lutte contre la pollution de l’air intérieur, réforme structurelle du marché pétrolier afin développer l’offre des transports collectifs, réforme de la politique agricole de l’eau devant permettre d’assurer la préservation de la ressource aquatique, etc…)… Outre l’expertise de l’UFC-Que Choisir quant aux dossiers écologiques, son rôle d’information et de sensibilisation de l’opinion publique ne peut que profiter au Grenelle de l’Environnement. Les associations locales de l’UFC-Que Choisir, par leur présence sur le terrain au plus près des habitants, sont des relais importants d’information et de sensibilisation des Français. Or, le passage des discours à l’action, réclamé par le Président Sarkozy, exige qu’un travail pédagogique soit fait auprès de la population…
Pour la réussite de son projet environnemental, le Président Sarkozy doit donc, à la différence des portes-feuilles ministériels (la consommation ne figure dans aucun intitulé ministériel), s’engager résolument en faveur d’un réchauffement consumériste en assumant positivement l’ouverture des négociations à l’UFC-Que Choisir…

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Mais à quand une consultation des associations de consommateurs de la part du Président de la République?!!!
Bonjour
Venant de réaliser un film: » Le pollen de la discorde », je me permets de vous transmettre un lien sur lequel il est en ligne, Espérant faire avancer la réflexion je reste à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.
Bien cordialement
Marc Peyronnard
Contexte.
La coexistence entre cultures tracée et cultures OGM, pose un certain nombre de questions, dans de nombreux cas la culture des OGM, risque de ne pas apporter les bénéfices que l’on en attend et menace les productions de qualité.
Si vous avez la curiosité de consulter toutes les demandes d’expérimentation des maïs OGM sur le site du ministère de l’agriculture, et concernant les évaluations de risque par la CGB (Commission du Génie Biomoléculaire) chargée d’évaluer les risques de contamination, les abeilles n’y sont même pas évoquée, et pourtant tous les apiculteurs savent depuis longtemps que les abeilles récoltent du pollen de maïs…
lien avec le site de la CGB
http://www.ogm.gouv.fr/experimentations/evaluation_scientifique/cgb/CGB_avis&rapports.htm
Pour illustrer cette problématique, un film « Le pollen de la discorde »
http://www.blip.tv/file/347281/
les abeilles de Grézet Cavagnan ont ramené du pollen OGM dans leurs ruches… et sous le contrôle d’un huissier, les apiculteurs démontrent la présence de pollen OGM dans les ruches. De leur point de vue, la culture des OGM a un aspect totalitaire et menace toute les productions de qualité et la liberté de produire sans OGM… C’est en tous cas le point de vue de nombreux agriculteurs engagés dans des filières de qualité et qui ne veulent pas perdre la confiance de leurs clients.
En exemple, pour l’industrie alimentaire italienne qui ne veut pas d’OGM, le seuil d’exigence est de 0,1%, ce qui correspond au seuil de détection…
Ce marché représente par exemple 70% des ventes de la Coopérative Agricole Dauphinoise. A cela il convient d’ajouter toutes les productions sous label qui n’acceptent pas d’OGM pour l’alimentation des animaux
Pour cause de coexistence ou de contamination non désirée il y urgence de faire connaître les risques contamination le plus largement possible.
Avouez que pour ceux qui en font leur métier et qui conaissent la problèmatique, il y a de quoi douter devant un truc qui finalement rapporte beaucoup à son promoteur….
grenelle de l’environnemt ,je ne remets pas en cause cette avancée, mais n’est ce pas de la poudre aux yeux? aprés la nouvelle affaire d’empoisonnement délibérée de la population antillaise martinique guadeloupe ,mais également du continent.Pecticide interdit aux etats unis pour sa dangerosité sur la santé en 1976, et comercialisé en france jusqu’en 1990 aux antilles jusqu’en 1993. Par qui? comment cela a-t-il été possible?
Je viens d’écouter les info sur franceé a propos de l’environnement.
Plusieurs constatations:
En gros les mesures annoncées taxeront lourdement les usagers
-relèvement des prisx des carburants poluants
-frais de mise en conformité d’isolation des logements
-remplacement des ampoules
etc
Je n’ai pas entendu parler d’obligations pour les producteurs
La FNSEA dit qu’il s’agit d’ »orientation ». Je n’ai pas le choix quand je fais mes courses
Les constructeurs automobiles ne sont pas mentionnés. Je n’ai pas le choix quand j’achète un véhicule
Les sociétés alimentaires et agroalimentaires ne sont pas mentionnées non plus. Mes achats dans ce domaine sont soumis aux emballages de ces sociétés.
J’en passe et des meilleures
J’ai l’impression que la France est la championne des questions sur les conséquences et non pas sur les causes.
J’ajoute par expérience que ce genre de résolution dans laquelle les prix à l’origine ne sont pas controlés, va nous assomer de plein fouet comme d’habitude. Pour exemple entre autre, allocation déménagement, prix des médicaments génériques.
Sur ce dernier point en particulier, je suis obligé de constater que malgré les statistiques données, nous sommes obligés de constater que les industriels ne sont pas suffisament concernés et ce avec la bénédiction de la Sécu: petit exemple: plus de 9000 € le litre d’un collire pour les yeux. Est-ce vraiment raisonnable.
A titre d’exemple, j’ai installé un système sur mes véhicules qui, non seulement diminue la consommation, mais surtout divise par plus de 4 les effets poluants du moteur, et ceci pour la somme astronomique de 0,67 € par véhicule. Parce que les constructeurs ne veulent pas en admettre le principe alors que c’est plus éfficace et tellemnt moins cher que la facture d’un pot cathalitique.
Dans ces conditions comment peut-on prendre au sérieux un « Grenelle de l’environnement » qui n’apparait que comme une pub pour culpabiliser le citoyen le presser comme un citron et non comme une volonté de changer les choses réellement. J’ai été victime d’A.Z.F. une autre expérience qui me fait croire à la culpabilisation, depuis plus de dix ans les employés de « La Grande Paroisse » disaient leur crainte d’une catastrophe parce que les normes de sécurité n’étaient pas respectées, et je n’ai entendu aucun Prefet dire qu’il fallait délocaliser l’entreprise à cause de sa trop grande proximité de la zone hurbaine.
Une réforme qui n’est pas globale est un placebo