L’étonnante reconversion de Meglena Kuneva

De 2007 à 2009, Meglena Kuneva, commissaire européenne en charge des droits du consommateur, a souvent dénoncé les abus consuméristes dans divers secteurs, particulièrement dans le domaine bancaire, à travers le tableau de bord européen qu’elle a mis en place au sein de la Commission européenne. D’ailleurs, en septembre dernier, alors même que son mandat tirait à sa fin, ses services avaient présenté un rapport accablant sur les frais bancaires; Mme Kuneva n’avait pas mâché ses mots : « Les banques de détail manquent à leurs obligations envers les consommateurs (…). Les banques doivent mettre de l’ordre chez elles et changer les mentalités en ce qui concerne la manière dont elles traitent les consommateurs. »
Alors, quand j’ai appris que l’ancienne commissaire bulgare était entrée au conseil d’administration de BNP Paribas la semaine dernière, j’ai eu, comment dire ?, une vraie surprise… Une chose est sûre : voilà une reconversion aussi étonnante que rapide! La Commission européenne aura quand même son mot à dire sur ce virage si rapidement négocié… Certains disent « Quelle pelle à pain ! » (expression bulgare qui signifie « retourner sa veste »), d’autres que cette arrivée permettra de mieux faire entendre la voix des consommateurs ! L’avenir nous répondra… En attendant, face aux abus bancaires, les consommateurs, eux, sont toujours dans le pétrin !

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Autre possibilité: Meglena Kuneva connait bien les rouages de l’Europe et ceux qui suivaient entre autres ce dossier des frais bancaires.
Il était donc intéressant pour la BNP de désamorcer une bombe et de la recruter, ce qui lui coûtera bien moins que la réduction des frais bancaires ou leur mise à plat qui aurait permis au consommateur de mieux sélectionner la concurrence.
Autrement dit, même si ce n’est pas la panacée: Tous à la Poste (heu! la Banque Postale)
Au sujet des pratiques abusives du Groupe BNP Paribas je vous adresse par voie postale, ainsi que vous le souhaitez (ce qui ne permettra pas de joindre nombre de preuves), un témoignage qui devrait retenir votre attention, car connexe avec la question des « abus bancaires ».
Après avoir « maltraité » un portefeuille de titres (constitué progressivement à l’occasion des opérations de privatisation depuis les années 80) que je lui avais confié afin de le « protéger » en vue d’un prochain départ en retraite, « extorqué » plusieurs milliers d’euros, refusé de répondre aux demandes d’explication formulées,…., la banque a résilié unilatéralement la convention (dont je me suis aperçu sur le tard qu’elle était très déséquilibrée), me « laissant en plan » avec un portefeuille très dégradé (lourdes pertes réalisées et potentielles), comportant aujourd’hui des titres « exotiques » dont je suis bien incapable d’assurer la gestion.
Autrement et rapidement dit c’est : on exploite le client, puis on le jette s’il en vient à être gênant en « demandant des comptes ».
Bonjour.
Dans le genre pratiques abusives ou de la même famille, je souhaiterais que vous nous donniez vos explications suite à l’article du Canard Enchainé de cette semaine.
Dans le genre, « pris les doigts dans la confiture », je vous avouerais que je suis un peu déçu.
Cliente depuis depuis plus de 20 ans de la Banque Populaire. Je viens de recevoir du Directeur commercial général de la Banque, un questionnaire me demandant de déclarer la source de mes revenus,et de l’attester d’envoyer un justificatif d’identité, un justificatif de domicile de moins de 3 mois. En petits caractères il est déclaré que la banque peut fermer mon compte si je ne réponds pas . On nous dit qu’on peut obtenir un droit de rectification sur demande aux services qualités. On doit demander, si on le veut, une opposition à tout traitement à des fins de prospection commerciale.Il faut donc le demander. les réponses de tous les renseignements et justificatifs doivent être envoyées par la poste au « Service GCC connaissance client ». Ainsi me semble-t-il il s’agit d’une enquête commerciale indiscrète, péremptoire et abusive, qui enveloppée dans des articles de lois, cités pour intimidation, me semble un procédé sournois et illégitime. (Je précise que je suis un petit compte sans histoire d’une retraitée, qui ne spécule, ni n’est endettée, ni ne fraude.) Très envie d’aller voir ailleurs s’il y a moins d’intrusion commerciale sournoise (même sur internet il n’y a pas ce genre d’enquête présentée comme obligatoire)