Le Sénat fait la lumière sur les tarifs réglementés

A l’UFC-Que Choisir nous militons pour le maintien des tarifs réglementés de l’électricité et du gaz. Leur sauvegarde permet d’éviter un bond des prix pour les consommateurs. Or, côté électricité, la réversibilité (c’est-à-dire le retour aux tarifs réglementés après avoir opté pour une offre de marché), n’est aujourd’hui possible que jusqu’au 1er juillet 2010. Pire : l’offre de marché doit avoir été contractée au minimum six mois avant la réversibilité ! Bref, en l’état actuel, ceux qui ont choisi un fournisseur alternatif après le 1er janvier ne peuvent plus revenir au tarif réglementé, plus protecteur…
Le Parlement s’est heureusement saisi de ce sujet, via une proposition de loi du sénateur Ladislas Poniatowski qui sera discutée le 25 mars. Ouf ! Le texte consacre enfin la réversibilité des tarifs d’électricité au-delà du 1er juillet 2010. Un bémol quand même : le délai de six mois est pour l’instant maintenu. Côté gaz, on reste à un retour aux tarifs réglementés possible uniquement suite à un déménagement. Aux parlementaires d’aller jusqu’au bout et d’enrichir le texte pour proposer une réversibilité totale (gaz et électricité) et sans délai…

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ouf je fais effectivement parti des abonnés a des fournisseurs alternatif, et je vous remercie de militer pour nous millions de consommateurs complètement des-informé…. BRAVO!!!
Bravo pour cette limitation des augmentations du coût de l’électricité, mais savez vous M.BAZOT qu’EDF a trouvé une combine pour compenser,
==> Tous les petits abonnements ont augmentés de 250 % sur un an, entre 2009 et 2010 !!
En ont -ils le droit ??
Si vous pouviez vous pencher sur cette question, ce serait très bien, et grand merci, car je leur ai réclamé et ils m’ont répondu que c’était normal, point c’est tout !
Voilà tout ce que EDF sait répondre à ses clients.
Encore merci pour notre défense.
avec la dernière surprise GDF sur l’augmentation du gaz, on se demande où les fournisseurs vont s’arrêter dans la démesure! comment va-t-on pouvoir payer? Faudra-t-il descendre dans la rue? bloquer les bureaux de GDF? Manifester devant l’Elysée? faire la grève des paiements des factures? trop c’est trop!Je suis scandalisé!!!
Augmentation EDF des jours BLEU du tarif TEMPO.
Venant avec beaucoup de retard (augmentation d’août 2009)j’enfonce peut-être une porte ouverte.
EDF, société à majorité publique, en position de monopole sur ce tarif TEMPO, a dénoncé unilatéralement le contrat la liant à ses clients qui avaient choisi ce tarif – hautement citoyen et écolo – puisque visant à ‘effacer’ les pointes d’hiver, durant lesquelles EDF doit recourir à des centrales de pointe THERMIQUES voire à l’importation…essentiellement thermique.
Contrastant avec l’augmentation ‘moyenne’ autorisée par les pouvoirs publics de 1,9 %, ce sont 24 et 22 % qui ont été appliqués aux jours bleus, entraînant une hausse de la facture annuelle de 10 à 15 % (fonction de la répartition des consommations les jours bleus, blancs, rouges).
Surpression dans les tuyaux. Vous mettez le doigt où ça fait mal. Le premier consumériste connu a écrit une vérité qui pourrait être celle de l’UFC QUE CHOISIR : »Les spots et les subventions sont les ennemis de la Liberté » selon Paul VALERY. Dans notre Etat, c’est l’Etat qui tue l’Etat et le consommateur paie très cher les délires d’une caste.
Toutes les entreprises publiques et les administrations sont dirigées et non gérées par la même pensée unique (ENA, ENS, ENM & IUFM) qui ont dépouillé les citoyens des biens publics par le paravent du service politique et il est devenu impossible de connaitre le juste prix tant les monopoles brouillent la communication. C’est le principe même de la paupérisation que de faire payer un abonnement sur des infrastructures que les impôts ont payés ainsi que leur entretien lorsqu’il ait fait (en général l’argent sert à payer « la paix sociale »). SNCF, Téléphone, gaz,eau, électricité et en plus avec des numéros d’appels payant pour tomber sur des robots. Celui qui est dans le besoin ou consomme peu paie le plus !!!égalitarisme et non égalité. D’autre part, pour le gaz comme pour l’électricité comme pour le rail, le bien public a été offert à des réseaux de transports par transferts de dettes qui ne seront jamais payées sauf par les contribuables présents et futurs et pire en oubliant de dire que les réseaux sont tous plus pourris les uns que les autres ! Il est impossible de financer les syndicats, les associations de destructions et les équipements dont on a la responsabilité et de respecter et le bien et le citoyen. Comme financer des stades au lieu de maison de retraite ou hôpital est la même surcharge des prix. Pour le gaz pouvez faire un tableau des prix de celui-ci dans les 27 états Européens ? Tant que le statut public se maintiendra aucun service public ne sera possible car l’Etat ne joue pas son rôle de protection du citoyen et de ses biens et notamment de répartition entre tous. Il est en permanence à cause de la re distribution aveugle, confondu pillage et partage et contrainte et contrat. Preuve patente, l’impossibilité d’actions de groupe ; à qui profite le crime ? Merci de me lire et de faire partager mon vécu
Le projet de loi Nome (nouvelle organisation du marché de l’électricité) sera prochainement examiné par la représentation nationale.
La loi NOME programme théoriquement la disparition des tarifs réglementés vert et jaune, auxquels ont à l’heure actuelle accès les professionnels. C’est donc l’ouverture totale à la concurrence pour les professionnels dont le compteur présente une puissance souscrite supérieure à 36 kVA.
La loi NOME inscrit également dans les textes le partage de la rente nucléaire entre les fournisseurs. EDF se verra ainsi contraint de céder l’électricité à ses concurrents (GDF Suez, Poweo, Direct Energie…) à un prix inférieur à celui qu’il pratique actuellement.
Les centrales nucléaires d’EDF ont été construites sur fonds publics il y a plusieurs dizaines d’années. Si le nucléaire souffre de coûts d’investissement très élevés, le coût d’exploitation des centrales, lui, est particulièrement bon marché, notamment en comparaison des centrales fonctionnant à partir de sources fossiles. L’exploitation de centrales amorties depuis longtemps génère donc des marges importantes: on parle de « rente nucléaire ». EDF et ses clients sont aujourd’hui les principaux bénéficiaires de la rente nucléaire: l’énergéticien dégage des marges satisfaisantes et les clients d’EDF bénéficient de tarifs réglementés de l’électricité bon marché, au regard des prix de l’électricité pratiqués ailleurs en Europe. Avec la loi NOME, l’ensemble des fournisseurs d’électricité et l’ensemble des consommateurs pourraient bénéficier de la rente nucléaire.
En très résumé, cette loi implique:
EDF —-> vend l’électricité « à prix coutant » à ses concurrents (hors dépenses d’investissement
|———> doit demander à l’état une augmentation des tarifs régulés pour compenser le manque à gagner des clients partis à la concurrence
=> Bilan:
- le tarif régulé augmente plus que dans une situation de monopole d’état
- un tarif « moins cher » est proposé par des concurrents « virtuels », ce qui masque l’augmentation des marges, à la fois chez EDF et chez les distributeurs alternatifs qui peuvent ainsi se développer
=> bénéfice global pour les actionnaires de tous les distributeurs ET la France respecte ainsi les impositions de Bruxelles relatives à la concurrence sur le domaine de l’énergie
=> au préjudice des consommateurs particuliers (comme si le coup du TARTAM ne suffisait pas…)
=> mais aussi, qu’en sera-t’il de l’impact sur la sûreté de fonctionnement des centrales nucléaires en France, si la pression sur l’exploitation au moindre coup devient trop forte?