Obésité : c’est ceux qui en parlent le plus…

… qui en font le moins ? C’est vous qui l’avez dit !
Début octobre, Nicolas Sarkozy a mis en place une commission sur la prévention de l’obésité, présidée par Anne de Danne et composée de 14 membres, mêlant régies publicitaires, professionnels de santé et experts divers. Mais le temps du débat est-il encore d’actualité ? Il est vraiment permis de se poser la question ! La loi hôpital, patients, santé, territoires (HPST), votée au début de l’été, avait soulevé la question de la prévention de l’obésité, avant de la faire retomber comme un soufflé. Il y a eu aussi la mission de la députée Valérie Boyer sur l’obésité ; les annonces de Roselyne Bachelot ; un rapport de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques ; j’en passe et des meilleures… La loi HPST constituait LE moment pour agir, après quelques rounds de réflexion. Pourtant, toutes les mesures proposées pour mettre en place une véritable politique de prévention de l’obésité ont été repoussées –parfois à une voix près.
Alors forcément, cette nouvelle instance me laisse songeur. Pourquoi relancer une réflexion alors que le diagnostic et le traitement nécessaire sont connus ? Ce n’est pourtant pas les idées qui manquent ! Le rapport Boyer émettait 80 propositions ; les experts de la nutrition et professionnels de santé viennent de faire 17 suggestions à la commission. Quant à l’UFC-Que Choisir, elle a élaboré plusieurs axes prioritaires : l’amélioration de la qualité nutritionnelle des aliments transformés, l’encadrement de la publicité pendant les programmes télé pour enfants, des efforts sur l’offre alimentaire en rayon, etc.
La commission obésité aura bien peu de temps pour examiner tout cela : sa copie est attendue pour le… 15 décembre ! L’UFC-Que Choisir doit être prochainement auditionnée. Mais attention, une simple audition ne suffira pas. Les représentants des consommateurs devront faire preuve d’une grande vigilance. Espérons que la montagne n’accouchera pas –encore– d’une souris… En attendant, je vous invite à me donner votre avis via le sondage ci-contre sur l’une des mesures défendues par l’UFC-Que Choisir.

Déjà 9 commentaires, publiez le vôtre !
Tout à fait d’accord avec vous. Sur ce sujet il n’est point besoin de débat puisque les bonnes pratiques et les solutions sont connues. Lancer un débat est sans doute une façon de gagner du temps ou pour éviter toute action.
A l’inverse Nicolas Sarkozy oublie souvent de débattre sur des sujets qui l’exigeraient … mais il est Notre SAigneur et maître, savez vous !
Veuillez jeter un oeil sur mon site web, rubrique Consommation et autres.
bien facile de dire de bien mangé encore faut-il avoir assez d’argent pour acheté légumes et fruits pour tous les jrs, et si on prend du poids la majorité des gens estiment que l’on s’empiffre c’est aimable, mal mangé ou peu mangé faute d’argent cela fait grossir pour avoir ete très mince
37 kgs à 22 ans, j’ai pris du poids à 50 ans un nutrtionniste m’a aimablement dit « limite obesité » par contre pas assez pour être en consultation en hopital, je ne tente aucun regime car je mange » peu (faute d’argent dejà) jamais de sauce, ni bonbons,ni gateaux, pas alcool pas de tabac, je mange rarement le midi il faut economiser personne ne m’a jamais ecouté je le vis mal bien sur
Je ne comprends pas pourquoi les conseillèr(e)s en économie familiale des CAF ont disparu. Il y a quelques dizaines d’années, elles dispensaient de précieux conseils, notamment sur la nutrition (lutte contre l’obésité), la gestion d’un budget (lutte contre le surendettement), l’éducation (lutte contre la délinquance juvénile), etc. Cela peut paraître paternaliste, mais à une époque où l’on considère que l’Etat doit EDUQUER et non plus INSTRUIRE, ce type de soutien trouverait à mon avis toute sa place…
Bonjour,
Je pense qu’il faudrait apprendre à l’école, très petit, d’abord les aliments ensuite faire des cours pratiques de cuisine. Je l’ai fait à mon école, quand j’étais enfant et j’étais fière à chaque fois de le faire goûter à mes parents et j’attendais avec impatience ce qu’ils en pensaient.
Bonjour, j’ai lu attentivement votre article et les avis. Tout le monde (médecins, parlementaires, associations, ci- toyens, …) reconnait que la bonne santé est essentielle et l’obésité est un fléau qui tue. Que fait-on concrétement?
Par jour on doit manger 5 fruits/légumes + 3 laitages. Quel-ques prix : lait 0,60E/litre, pain 0,65E la baguette, 4 pom-mes soit 3E/kg, …. Par mois charges ôtées il me reste 30E pour manger soit 1E/jour : matin 1 bol de lait, midi 1/2 bol de lait+ 1/4 baguette+ 1/2 pomme, soir 1/4 baguette+ 1 bol de lait. Est-ce ainsi qu’on peut lutter contre l’obési- té? Aura-t-on une meilleur santé? La Sécurité Sociale sera-t-elle renflouer? Peut-on travailler ou trouver un emploi ainsi? Cela permet-t-il la dignité d’être citoyen quand il faut compter sans arrêt chaque cent sans jamais s’en sortir?
Ne s’agirait-il pas encore une fois de pot de terre contre pot de fer ? l’intérêt des citoyens contre les lobbys !
Démon-cratie ?
Ce serait bien d’apprendre aux gens à manger.
Encore faudrait-il leur enseigner autre chose que la propagande de l’industrie.
Aucune étude scientifique indépendante n’a jamais montré qu’il y avait un intérêt à consommer 3 produits laitiers par jour. Au contraire, de nombreux travaux montrent qu’une telle consommation est néfaste pour la santé. Mais l’industrie agro-alimentaire verrouille l’information, vous le savez bien à Que choisir.
J’ai appris par hasard que la petite école du village de mon enfance interdit maintenant aux parents de confier le goûter à leurs enfants. C’est l’école qui fournit dorénavant pain, chocolat et fruits.
C’est une excellente initiative, qui devrait être suivie d’exemples similaires, à plus grande échelle, à d’autres niveaux que celui de l’école.
Tout à fait d’accord avec Fabien qui dénonce le non-discours des industries agro-alimentaires, qui ne se privent pas pour nous arroser de produits non équilibrés, dont l’origine et les ingrédients sont aussi flous que les jolis packagings qui les entourent…
Chaque période de notre histoire, c’est nourrie selon les moyens mis à sa disposition avec les problèmes rencontrés au fil du temps. Au jour d’ aujourd’hui la donne en est bien bouleversée par rapport à notre mode de vie. La résultante principale qui en est donnée n’est pas trés glorieuse en ce jour.Les pouvoirs publics peuvent générer des pistes, par les moyens mis à sa disposition amenant à infléchir le taux de l’obésité qui n’a cessé de croitre d’ une façon dangereuse ses dernières années. Effectivement celà demande de sortir des moyens financiers d’une poche pour les faires rentrer dans une autre, le calcul ne serait-il pas juteux, car la santé de chacun n’a t’elle pas de prix