Obésité : grosse campagne pour une grande Loi de prévention !

Un an après avoir publié les résultats alarmants d’une étude sur l’influence de la publicité à destination des enfants, je ne peux à nouveau, à l’appui d’une nouvelle enquête exclusive de l’UFC-Que Choisir, que dénoncer la politique publicitaire de l’industrie agroalimentaire à l’égard des enfants. Sur les 382 spots alimentaires ciblant les enfants relevés pendant 15 jours sur 4 chaînes de télévision nationale à l’heure des émissions enfantines et 1 chaîne thématique enfant, 87 % (89 % l’an dernier) concernent des produits très sucrés ou gras en contradiction complète avec les recommandations du Programme National de Nutrition Santé ! Un an après, alors que la France compte 300 000 personnes obèses supplémentaires, rien a changé sur les écrans : la fabrique d’obésité qu’est la publicité à destination des enfants continue de tourner à plein régime !
En concentrant sa puissance de feu publicitaire destinée aux enfants sur des produits manifestement déséquilibrés, l’industrie agroalimentaire participe, à côté d’autres responsables (restauration scolaire, grandes surfaces, etc.) à l’augmentation alarmante de l’obésité infantile. Avec une croissance annuelle de 5,7 %, la France est désormais en passe d’atteindre dans 20 ans le triste record américain avec 66 % des personnes en surpoids ou obèses !
Refusant de me cantonner à ce constat désolant, dénoncé par de nombreuses autorités sanitaires (Affsa, CNAM, etc.), j’ai décidé de partir en campagne, avec les bénévoles et salariés de l’association, afin que le législateur mette en place les outils législatifs et réglementaires à hauteur de l’enjeu : la bonne santé des générations futures.
Les solutions sont connues (améliorer la qualité nutritionnelle de l’offre alimentaire, des repas servis dans les cantines scolaires, juguler le marketing alimentaire à destination des enfants tant à la télévision que dans les rayons des grandes surfaces, dynamiser la consommation de produits équilibrés en instaurant une TVA sociétale alimentaire qui revient à appliquer un taux de TVA majoré à 19,6 % aux produits les plus riches en matières grasses, sucre ou sel, pour inciter les consommateurs à se reporter sur des produits plus sains, bénéficiant d’un taux de TVA minoré, etc.)… Elles ont d’ailleurs fait leur preuve dans bon nombre d’Etats européens ! Ne reste plus qu’à connaître la volonté politique du législateur français de les mettre en œuvre…
Pour ce faire, l’UFC-Que Choisir part en campagne sur Internet, avec le site www.obesipub.org permettant aux internautes d’écrire un courriel à leurs parlementaires pour qu’ils agissent contre le harcèlement alimentaire dont sont victimes les enfants et, sur le terrain, où ses associations locales vont organiser en octobre et en novembre 21 conférences-débats avec l’ensemble des acteurs intéressés pour sensibiliser l’opinion publique et alerter la représentation nationale.
Plus la participation à ces campagnes sera grosse, plus nous aurons de chance d’obtenir cette grande Loi qui protégera nos enfants de ce qui risque de devenir le fléau sanitaire du XXIème siècle.

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Sur un tout autre sujet que l’obésité, à savoir l’énergie, je m’étonne de votre comportement :
1) vous bataillez en conseillant à tous les consommateurs de ne pas quitter EDF car ce changement est irréversible;
2) vous pronez la réversibilité, à savoir la possibilité d’aller et retour entre les tarifs réglementés (fixés par l’Etat) et les offres au prix de marché;
Or, alors que certaines offres de nouveaux fournisseurs s’avèrent plus compétitives, vous vous taisez alors que la logique serait que vous réclamiez la réversibilité totale : liberté d’aller et retour du consommateurs entre les offres réglementées et les offres de marché.
Lundi 1er octobre, au Sénat, une proposition de loi (http://www.senat.fr/dossierleg/ppl06-427.html) sera étudiée. Elle propose la réversibilité totale comme cela se pratique partout ailleurs en Europe. Il est temps que l’UFC Que choir la soutienne !!!!!!!
Bonjour! Un encart sur la lutte contre l’obésité était joint au dernier numéro de « Que choisir ». Je l’aurai signé des deux mains si le titre de la page 3 ne me posait pas question. « Un régime parlementaire équilibré »! Ne s’agirait-il pas plutôt d’un « régime alimentaire équilibré »? Mon député, de l’opposition actuelle, serait volontiers partisan de la version originale! Merci pour votre réponse et bravo pour votre revue et vos actions.
Que ce soient l’obésité ou les prescriptions médicales, le problème reste entier et non résolu pour un moment : qui peut aller contre les stratégies commerciales de Danone, Nestlé, Pfizer, MSD et autres ?
Dans les 2 cas (obésité et prescriptions), on ne propose pas d’alternative de fond :
1. Obésité : croyez-vous vraiment qu’en mangeant 5 fruits et légumes par jour on combat l’obésité ? Ne faut-il pas regarder ce qu’il convient globalement de manger et inciter les industriels (puisqu’il semble ne pas y avoir de solution sans eux) à « fabriquer » des aliments riches en protéines et en minéraux/antioxydants ? Et non pas que des produits pas chers en prix de revient et qualifiés par C. Remesy (INRA)de calories vides, sources prépondérante de nos maux ?
2. Precriptions : ne trouvez-vous pas étrange que l’on « facilite » la prescription de médicaments anticholestérol comme les statines sous prétexte qu’il font baisser le taux de « mauvais » cholestérol, alors que l’on sait très bien (cf. l’ouvrage de M. de Lorgeril : « Dites à votre médecin que le cholestérol est innocent il vous soignera sans médicament ») que ce n’est qu’un « marqueur » d’une mauvaise hygiène de vie… mauvaise hygiène de vie qu’il est facile de modifier si on le veut réellement ‘et qu’on en est informé) et si l’environnement sociétal le facilite ce qui est loin, toujours pour des raisons économiques (tabac, alcool…), d’être acquis ?
Et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres…
En 1 mot : on a aujourd’hui les moyens de lutter contre l’obésité et ses effets secondaires (maladies métaboliques) mais il faudra obtenir (quémander ?) l’accord des multinationales pour le faire : voilà à quoi on en est réduit !
C’est ça la démocratie actuelle : le pouvoir n’appartient pas au peuple, « on » le lui fait par contre bien croire !…
Et vogue la galère !
Bonjour, moi aussi j’ai reçu « obésité: protégeons nos enfants » mais j’ai pas vu de coquille. Je pense que c’est un jeu de mots puisque la page souligne qu’il faut un loi… L’objectif étant de souligner la nécessité d’une action « parlementaire » pour lutter contre les dérives « alimentaires »! Alors faites comme moi envoyez le à vôtre député! En tous les cas bravo à l’UFC-Que Choisir et aux associations partenaires pour ce combat pour nos enfants…
bravo, j ai 3 enfants ils ne vont pas à la cantine trop cher 6Eet infecte, menu type crepe surgelee patates sous vide ou riz ou daube et mme un jour popcorn en dessert en maternelle !!etant le gout douteux de la viande les enfants mangent les frites ou pates car elles sont à volonte! d autre part le college a enleve le distributeur de « sucre » mais ils ont installe une buvette/confiserie brioche car ils ont le droit.IL Y A URGENCE de s occuper de ce probleme car j ai de la chance car je suis disponible je cuisine sain. mais quand s voyez le taux de sucre qu ils avalent au p;dej c est grave. car malheureusement ns parents ns ne pouvons pas ns battre contre ces firmes et leurs pubs qui passentau heures et surles chaines des petits. car ns pouvons dire aussi qu il fautrait les interdire comme l alcool cr cela nuit a la sante…
Je trouve cette proposition débile, excusez-moi du terme mais c’est le bon… parce que la suite logique de cette proposition c’est une loi pour interdire aux enfants de regarder la télé, de jouer à la console et autres …
Je vous rappelle que les enfants sont censés avoir des parents qui gérent les achats de sucrerie et leur consommation, de même que les parents sont censés pouvoir et savoir interdire la vision trop prolongée de spots publiciatires et savoir ne pas céder aux réclamations de leur marmaille … j’ai deux filles de 7 et 9 ans je sais de quoi je parle !
Donc non à la réglementation de l’espace privé !!
Et le meilleur moyen de faire pression sur les industriels de l’agro alimentaire c’est le pouvoir du consommateur .. à savoir ne plus acheter leur m…. sucrée, vous verrez ça marchera ils ne produiront plus rien de trop sucrée ni trop gras !!
Salutations.
Quelle que soit l’autorité des parents (quand il y en a), l’invitation à consommer gras et sucré constitue une tentation bien trop forte pour nos enfants. Ainsi conditionnés, ils saisiront toutes les occasions de satisfaire leurs envies inconsciemment apprises. L’intérêt des fabricants va à contrario de la santé publique : plus ils créent d’obèses dépendants, plus ceux-ci consomment leur produits. Peu importe qu’ils meurent plus rapidement : d’autres les remplaceront.
J’aimerais éviter à mes enfants de devenir des obèses dépendants ; j’ai besoin qu’on m’aide et qu’on les aide à acquérir des comportements alimentaires équilibrés.
BONJOUR
A propos de l’obésité j’ai déjà échangé des courriers avec « Que Choisir », il y a deux ou trois ans ( ou plus) lors des discussion avec le Etats Unis qui faisaient le forcing pour nous refiler leur viande de boeuf aux hormones.
Ces fameuses hormones qui font un boeuf bon a consommer en 9 mois au lieu de 36 mois.
Par quel procédé interne: simplement en rendant les animaux boulimiques. Il est évident qu’il faut qu’ils mangent plus pour grossir plus vite.
Comme les producteurs des E-U contournent les réglements européens qui limitent la quantité d’hormones résiduelle, en faisant transiter leurs viandes par les pays de l’est et masquer leur origine réelle, nous mangeons ou non de la viande aux hormones suivant l’approvisionnement de notre boucher.
Certaines personnes plus sensibles que d’autres aux hormones de croissance deviennent boulimiques et deviennent obèses.
Le comportement alimentaire du aux fabricants n’est que la conséquence de cette absorption d’hormones.
Il est plus que certain que l’obésité des nord américains est due à l’ingestion de ces produits depuis plus de 50 ans.
Ils sont le premier consommateur de viande de boeuf, devant les Argentins ( ou second après les argentin. Je n’ai pas les chiffres sous les yeux mais je crois me souvenir que leurs consomations individuelles sont voisines de 75 kilogs par personne et par an.
Les argentins n’ont pas un pourcentage remarquable d’obèses. Nous non plus d’ailleurs car aux E-U un obèse pèse au moins 120 kg et au dessus.
Il serait intéressant d’avoir des statistiques sur les taux d’obésité des populations américaines qui ont conservé les usages et les gouts des siècles passés, comme les Quakers, les Amish et autres.
Nous avons quelques obèses ( c’est déjà trop il est vrai) et des gros. Ce qui n’est pas la même chose.
Bannir la viande avec la plus petite trace de produits dangereux serait un complément efficace aux règles à imposer aux fabricants qui profitent du créneau.
Salut
Bonjour ! Je suis papa d’un garçon qui n’a jamais fait de comédie pour obtenir une friandise dans un magasin. Il s’agit donc bien d’une question d’EDUCATION.
Avez vous pensé aux nombre de personnes qui vont se retrouver au chomage si on supprime les meubles de caisses en Hyper et Supermarchés ? Commencez par les Mac’do, Coca et cie mais peut être ces entreprises ont elles des influences que nous ignorons ?
J’ai 58 ans, mon épouse 60 et nous travaillons tous les deux, en CDI, dans la confiserie (sans sucre) en devant de caisses !
Bravo pour votre action. Je viens de rejoindre votre association car je veux pouvoir lutter efficacement contre l’introduction du sirop de glucose-fructose, du dextrose et autres mauvais sucres et des graisses hydrogénées dans l’alimentation industrielle. Apparemment nous n’avons plus que le choix de nous « révolter » car on en trouve partout (dans les soupes, le jambon, les plats préparés… et bien sûr, dans certains pains et beaucoup de biscottes, les biscuits et sucreries). Et pourtant de nombreuses études ont pointé du doigt la responsabilité de ces mauvais sucres dans l’épidémie de diabète insulino-dépendant, le syndrome métabolique et l’augmentation des tri-glycérides et du cholestérol liée à la consommation de fructose ou de sirop de céréales. Si les consommateurs sont avertis, ils pourront refuser les produits qui en contiennent, et les fabricants élaboreront peut-être leurs produits avec de meilleurs ingrédients.
Ne nous laissons pas faire!