Pourquoi le crédit revolving ne séduit plus

Le crédit renouvelable en mauvaise passe ? Voilà une bonne nouvelle ! D’après le courtier Empruntis, les demandes de crédit renouvelables ont carrément été divisées par deux en 2011. Si le crédit à la consommation (amortissable ou non) marque le pas dans son ensemble, c’est le crédit revolving qui en pâtit le plus. Et je m’en réjouis, car les crédits renouvelables sont des emprunts toxiques, en cause dans la grande majorité des dossiers de surendettement.
Alors comment expliquer cette décrue ? Certes, la loi Lagarde votée à l’été 2010 a joué un rôle, par exemple en contraignant les organismes de crédit à proposer un prêt amortissable en alternative au crédit renouvelable pour les prêts de plus de 1000 euros. La crise économique a aussi douché les projets de nombreux consommateurs. Les demandes de crédit se concentrent désormais sur les projets durables (voiture, travaux…) alors que le financement des dépenses de loisirs, de vacances ou de consommation courante –reposant exclusivement sur le crédit renouvelable– est en chute libre. Mais je veux aussi croire que les Français ont compris les risques du crédit renouvelable, et se détournent désormais de ses dangereux attraits.

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Que les Français aient compris les risques du crédit revolving ? j’en doute fort.
Les petites gens n’ont pas compris du tout que c’est un crédit. La carte est offerte comme une carte de fidélité et une possibilité de paiement en plusieurs fois. Bien sûr que c’est écrit dans le contrat,mais encore faut-il savoir lire ! Il est déjà difficile d’avoir accès à des ateliers de lutte contre l’illetrisme et l’analphabétisme, alors de là à ce qu’on y apprenne à lire un contrat de vente…! Ces sociétés ont encore de beaux jours devant elles, sauf à compter sur les politiques et les engagements associatifs.
Tout l’intérêt de l’UFC. CQFD lol.
Le crédit révolving une affaire batie par des banquiers sans scrupules qui abusent les gents par des textes incompréhensibles par le commun des mortels qui ne sont pas des financiers ,qui sont en énormes difficultés ,et pour causes, ne sachant pas ou plus gérer leur budget qui leur a échappé pour des raisons diverses (chomage,maladie,accident de la vie,miroir aux alouettes,incitations par leurs banques à sauter le pas de ce gouffre incontrolable et pervers où les taux prohibitifs et abusifs sont la règle).
Que crier au scandale quand ces crédits sont attribués sans contrôle préalable obligatoire du taux d’endettement ou l’on voit au niveau du même organisme trois crédits successifs attribués alors que déja les premiers crédits sont en rupture de remboursement et font déja l’objet de démarches de recouvrements..Un fichier National des crédits doit être créé et tout contrevenant financier sanctionné par la perte totale de sa créance pour faute lourde.
A nos tribunaux d’êtres non complaisant et sans failles avec ces pratiques.
Un lecteur très informé bien que non concerné directement.
Quand j’avais renouvelé ma carte de fidélité chez Boulanger la « possibilité de crédit » était devenue obligatoire, et j’ai dû donner mes coordonnées bancaires. Quelle gaffe !
En effet, alors que j’avais déjà la ferme intention de ne jamais utiliser ce crédit pour gogos, j’ai eu la surprise de constater que la banque Accor s’était adjugé le droit de prélèvement sur mon compte bancaire, chose qui m’a été facturée 20 € par ma banque ( »Crédit Agricole »).
Furieux j’ai fait annuler cette carte, mais ces 20 € sont bien perdus… Maintenant ma « fidélité » envers ce magasin est devenue de l’infidélité. J’ai honte d’être aussi rancunier.
La seule façon de mettre fin à ces sortes de crédit onéreux qui poussent les emprunteurs en surendettement c’est de légiférer afin de bloquer à un taux raisonnable les intéréts , les pouvoirs publics m’en veulent pas afin de ne pas ralentir la consommation .C’est une erreur car ces familles surendettées mettront des années pour refaire surface donc seront exclues de la société de consommation.
Agglaë Delalune
Tout à fait d’accord avec vous. Il faudrait expliquer comment fonctionne ce crédit revolving aux personnes vulnérables qui ne savent pas se servir de ces cartes de « fidèlité » dangereuses et il faudrait être plus exigeant vis-à-vis des magasins qui délivrent si facilement ces cartes.
Notre société de consommation est une immense vitrine, il est difficile de ne pas succomber devant la tentation de s’offrir l’objet de ses rèves , sans avoir l’argent nécessaire. Il y a une éducation à faire dès l’enfance pour ne pas céder au chant des sirènes.
Education : le grand mot est lâché et nous sommes tous d’accord sur ce point. Comme c’est bon pour le nombril, y compris le mien !!!
Au-delà de cette évidence, comment chacun d’entre nous considère-t-il celui qui n’a pas de portable ? qui n’a pas internet ? qui n’a pas de voiture ? Voilà à la louche 50% du budget d’un Rmiste soit un budget de 473.93 (chiffre de 2011 pour une personne seule hors aides au logement). Les vitrines sont-elles les seules tentatrices ?
Il me semble donc que nous poussons, bien involontairement quelques fois, notre prochain à consommer pour un peu de reconnaissance. Lui offre-t-on d’autre possibilité d’intégration sociale que d’être consommateur ? Un triple C envers mes concitoyens en premier lieu.
La vie n’est pas dans les néons des grands magasins, elle est à côté ou face à mon prochain, tel qu’il est, avec ses moyens, quelques fois bien différents des miens. Et alors ?
C’est le moment de faire pression sur la classe politique pour légiférer contre ces pratiques de taux abusifs et surtout de procédés malhonnêtes avec des clauses écrites en microminuscules le tout agrémenté d’un joyeux amalgame de tremes ambigues.
Amusez vous aussi à vérifier le respect du taux abusif réglementé par la Banque de France et en principe mentionné sur chacun de vos relevés ,si vous avez la formule très spéciale réservée aux initiés de la finance vous aurez des surprises ,quelques demi pour cent,mais répercutés sur le million de surendettés voila un gentil pactol que ces organismes empochent sans vous fournir d’explication à vos protestation,il est vrai que si vous êtes surendetté c’est que vous ne savez pas compter ou gérer..alors il devient à leurs yeux impensable que vous leur fassiez admettre leurs erreurs.
Comptez sur nos juges et la commission de surendettement de la BF il y a la encore des gens citoyens,lucides et droits