Prix de l’alimentaire : marges à l’ombre !

Les résultats de la récente enquête menée par 102 associations locales UFC-Que Choisir n’ont pas laissé indifférentes les enseignes de la grande distribution, leur fédération allant jusqu’à qualifier celle-ci de « procès en sorcellerie »… Si les résultats peuvent effectivement apparaître abracadabrantesques, aucune magie noire ne s’est glissée dans le protocole.
L’enquête de l’UFC-Que Choisir sur 1250 magasins a porté sur trois produits peu transformés, dont la matière première agricole constitue une part prépondérante : la volaille, le porc et le lait. Pour ces trois produits, les prix agricoles se situent respectivement à 2,11€/kg, 1,34€/kg et 0,29€/l. A l’arrivée, les prix moyens en rayon, selon notre enquête, ont explosé : 11,87€, 6,54€ et 0,75€. Le cœur du problème ? Certains industriels et distributeurs ne répercutent pas –ou mal– la baisse des prix agricoles sur les étiquettes. S’agissant du lait, entre septembre 2007 et septembre 2009, le prix payé à l’éleveur a baissé de 7 %, mais pour le consommateur le prix de la brique de lait Candia a augmenté de 5 % ! La brique de marque distributeur a, elle, carrément pris 11 % !
Cette campagne permet donc de constater que les intermédiaires (industriels et distributeurs) profitent des évolutions des prix agricoles, et notamment des baisses, pour accroître leurs marges, et ce de manière totalement opaque ! En effet, invitées à s’expliquer sur les différentiels constatés, seules 20 % des enseignes ont adressé… une réponse, et encore : une réponse-type rédigée par la tête de réseau, totalement évasive, voire fallacieuse! Refusant de s’expliquer sur la formation de ses prix, la grande distribution confirme qu’en matière d’alimentaire, l’opacité est la règle ! De qui se moque-t-on ? En ces temps de pouvoir d’achat en berne, cette situation est inadmissible…
Face à ces abus, l’UFC-Que Choisir propose l’instauration d’un coefficient multiplicateur (que la Loi prévoit déjà pour les fruits et légumes) pour tous les produits bruts et peu transformés. Il s’agit de calculer le prix de vente maximal en multipliant le prix agricole par un coefficient défini conjointement avec les professionnels, sur la base de l’historique hors période de crise. Le coefficient multiplicateur préserverait enfin les intérêts des consommateurs, puisqu’il oblige à baisser les prix en rayon lors des baisses des cours agricoles.
Sur son blog, Michel-Edouard Leclerc a dit « chiche » avant de botter en touche en rappelant que seuls les pouvoirs publics peuvent l’imposer… Qu’à cela ne tienne, d’ores et déjà, des dizaines de parlementaires interrogent le gouvernement à ce sujet… Et il serait temps d’agir, ce n’est pas parce qu’on approche de Noël qu’il faut continuer de prendre les consommateurs pour… des dindes !

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Bonjour,
La véritable question, est de savoir comment casser le monopole des 5 centrale d’achats qui detienne 90% du marché français…
Pour être très clair je ne suis ni agriculteur ni commerçant, mais je suis fatigué de voir combien UFC-Que Choisir s’ingénie à prendre la défense des paysans. L’histoire nous enseigne pourtant qu’ils n’ont pas pris de gants pour faire main-basse sur les terrains autravers des SAFER car « la terre ne saurait appartenir qu’aux paysans », allant jusqu’à « déshériter de leur terres » les frères et soeurs qui étaient partis à la ville. L’histoire nous enseigne également comment ils ont fait main-basse sur les subventions européennes comme si celles-ci leur étaient dûes. Alors ne les laissons pas faire main-basse sur la distribution des produits alimentaires car alors ils n’auraont rien à envier à nos banquiers, ils seront encore plus déterminés à préserver leur « petites affaires » comme la vente de terrains à bâtir à des prix défiant toute conccurence.
Pouvoir d’achat en berne , dites vous ?
Ce n’est pas ce qui ressort des derniers chiffres de l’INSEE.
Quels chiffres utilisez vous ? Quelle base scientifique à de telles affirmations ?
Je n’est aucun intérêt dans la grande distribution , mais en tant qu’ancien cadre de ce secteur , je n’en peux plus d’entendre vous messages mensongers.
Certes ,il y a toujours une part de vérité dans ce que vous dites , mais la présentation en est toujours fallacieuse .
Dernière enquête , entendue en boucle sur France info : baisse des prix de vente agricoles , hausse des prix de vente de la grande distribution ( sur 20 ans je crois ? ) qui s’en met donc plein les poches !!!!
Mais rien sur les coûts logistiques dans la même période :
hausse des coûts du carburant , des taxes afférentes , des salaires des chauffeurs , des camions , des taxes professionnelles …., sur 20 ans !
Mais aucun commentaire sur l’évolution des coûts de distribution dans la même période : vous confondez marge brute avec marge nette .
La marge brute ( prix de vente – prix d’achat ) sert à payer : les hypermarchés ( coût du foncier sur 20 ans , coût de la construction , du matériel ( chambre froides …)) l’électricité , le froid , l’entretien , les impôts ( taxe professionnelle sur 20 ans ??? ) , LES SALAIRES ( bouchers , mise en rayon , caissières … , évolution sur 20 ans ???… ).
Au final , une entreprise comme Carrefour , sur un caddie de 100 euros , gagne ( bénéfice net ) les meilleures années 2 euros , les mauvaises , ZERO euro ( perte au 30 06 09 ).
Tout ça ( 450 000 salariés ) pour ça ? Pour à peine assurer sa croissance et son indépendance , pour ne pas se faire absorber par WALL MART !
A force de dénigrer à longueur de temps les entreprises Française qui ont tout le mal du monde à survivre ; il n’y en aura plus ; vous aurez gagné.