Prix du gaz : une annonce incolore, inodore… mais pas indolore!

Vendredi, j’ai assisté à ce qui peut se faire de pire en matière de communication politique. Christine Lagarde a cru bon d’annoncer un gel des prix du gaz jusqu’au 1er janvier, gel motivé par un audit sur la formule de calcul des tarifs. Youpi !, se disent peut-être les 7 millions de foyers qui consomment du gaz, et qui ont déjà vu leur facture annuelle augmenter en moyenne de 85 euros le 1er avril (+ 10 %). Un petit répit ! A lire l’annonce de Mme Lagarde, on croirait qu’on nous fait grâce de l’augmentation prévue le 1er juillet. En fait, pas du tout : + 4,7 %, voilà la taille de la couleuvre que les utilisateurs de gaz vont encore devoir avaler en ce début d’été ! Christine Lagarde a tout simplement tenté de nous vendre une bonne nouvelle, là où on ne peut que constater la poursuite de la hausse effrénée des prix du gaz.
Le gouvernement aurait été bien inspiré de s’opposer pour une fois aux désidératas de GDF-Suez, et de ne pas accepter de nouvelle hausse au 1er juillet. La demande de GDF-Suez est d’autant moins acceptable qu’elle se base sur une formule tarifaire qui ne reflète plus la réalité économique. Le prix du gaz sur les marchés de gros est très bas depuis 2008. Or GDF-Suez s’approvisionne en partie sur ces marchés et a renégocié ses contrats d’approvisionnement de long terme pour qu’ils ne soient plus entièrement indexés sur les produits pétroliers. Mais le consommateur continue de payer son gaz au prix fort, selon une formule tarifaire datant de 2008 entièrement indexée sur les produits pétroliers ! La révision de cette formule, promise par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) en 2008 et à nouveau demandée par Mme Lagarde vendredi, n’a toujours pas eu lieu…
Cette nouvelle hausse ne peut que s’avérer désastreuse pour les personnes les plus fragiles. Les coupures de gaz pour impayés ont déjà littéralement explosé sur les premiers mois de l’année ! Si le gouvernement tente de nous faire oublier qu’il a un rôle dans cette affaire, la réalité est toute autre : c’est bien l’Etat qui fixe les règles et valide les hausses réclamées par l’opérateur. Il ne sert donc à rien de se désengager de décisions impopulaires en mettant la CRE sur le devant de la scène. Ni de multiplier les annonces qui sentent le gaz… Je suis donc intervenu auprès de Mme Lagarde en vue d’obtenir que le gel intervienne dès aujourd’hui, et non après le coup de grisou estival.

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Messieurs,
vous défendez vaillamment le pouvoir d’achat du consommateur.
Pourtant, je n’ai pas vu de réaction face à l’apparition sur la facture EDF d’une petite ligne,la CTA (contribution tarifaire d’acheminement), qui représente pourtant sur les factures que j’ai pu voir, entre 2 et 4,7% du montant total.
Ce montant est impossible à vérifier et EDF que j’ai consultée m’a renvoyé aux textes officiels qui ne me semblent pas être appliqués, ce montant semblant plutôt être calculé sur le montant de l’abonnement (pour des raisons pratiques?). Je tiens leur réponse à votre disposition.
Cordialement.
Récemment vous intervenez sur la surestimation des factures
Rien est dit sur cette méthode qui permet à GDF de gonfler la facture de son client
Les relevés de consommation ont lieu en juin et décembre, pourtant les augmentations ont lieu en avril et en aout. Pourtant EDF, la poste, la ratp augmentent leurs tarif au 1er juillet.
Et voici comment GDF estime la consommation de ses clients sur les périodes d’augmentation selon une formule complexe qui permet souvent d’avoir une consommation plus forte sur la période où le tarif est le plus élevé.
Par exemple moi, en 3 mois j’ai consommé deux fois plus que sur le reste de l’année. bizarrement ces 3 mois étaient ceux précédent une baisse du tarif.
Il faut à chaque augmentation un relévé de conso
La Poste ne facture pas après cout les entreprises qui ont posté une lettre affranchit à l’ancien tarif via les machine affranchir. La poste assume le cout de divergence.
Pourquoi GDF n’applique pas les mêmes règles. D’avril à juin c’est en faveur du client. Sauf s’il y a eu un relevé.
La meilleure solution est évidemment de pratiquer l’augmentation sur les consommations après un relevé !
Je mets EDF et GDF dans le même sac sur le problème du calcul de nos factures.
Cette année j’ai procédé aux relevés de mes compteurs au date des augmentations pour vérifier leurs calculs et si nécessaire réclamer.
[...] une hausse des tarifs réglementés, vient de se voir exaucé : + 3 % depuis le 15 août. Après la hausse de 4,7 % du prix du gaz au 1er juillet, décidément cet été, ce n’est pas le mercrure qui a grimpé sur l’hexagone mais les [...]
Il faudrait aussi parler des pratiques de sociétés comme vitogaz qui livre du propane dans des cuves lui appartenant, dans le cadre d’un contrat d’exclusivité, et qui ne répond pas aux demandes d’approvisionnement de clients, laissant par exemple une famille de 5 enfants sans chauffage en cet hiver rigoureux; et les concurents de vitogaz ne veulent pas livrer car la cuve appartient à vitogaz
Bonjour,
BUTAGAZ vient d’annoncer ce jour (07/01/2011) une nouvelle augmentation de +9% (après celle du 01/10/2010, soit à peine 3 mois après)
J’aimerai dénoncer les augmentations de BUTAGAZ que je trouve toutes aussi abusives que celles de GDF. En effet depuis l’arrêt de la réglementations des tarifs en 2009 BUTAGAZ a procédé à 4 augmentations de tarifs qui cumulent aujourd’hui à +24% en moins de 12 mois :
DATE APPLICATION Prix / T Augmentation VAR PARTIELLE VAR GLOBALE
26/10/2009 1 049,00 €
15/02/2010 1 099,00 € 50,00 € 5% 5%
01/07/2010 1 169,00 € 70,00 € 6% 11%
01/10/2010 1 219,00 € 50,00 € 4% 15%
17/01/2011 1 339,00 € 120,00 € 9% 24%
BUTAGAZ annonce comme arguments pour sa dernière augmentation :
« La hausse des cours internationaux du propane, différents de ceux du baril de pétrole, s’explique par différents évènements conjoncturels :
des arrêts techniques dans d’importants sites de production en Algérie et en Mer du Nord,
les grèves du mois d’octobre,
une vague de froid qui s’est installée très tôt dans la saison.
L’ensemble de ces éléments exceptionnels a généré une augmentation de la demande et une répercussion conséquente sur les cours. »
Suis-je le seul à dénoncer cette augmentation…
Cordialement,