Suite et fin de votre feuilleton de l’été : le super agrément

Et c’est aujourd’hui le grand retour de votre feuilleton préféré : le super agrément! Souvenez-vous : lors du premier épisode, Hervé Novelli promettait, à l’occasion des Assises de la consommation, l’instauration d’un « super agrément » destiné à renforcer les associations de consommateurs les plus représentatives, au premier rang desquelles l’UFC-Que Choisir, et à les faire siéger prioritairement dans les instances nationales et européennes ! Mais coup de théâtre: cela n’a pas empêché quelques semaines plus tard le ministre de balayer la candidature de l’UFC-Que Choisir lorsqu’il s’est agi de proposer trois associations pour siéger au groupe consultatif européen des consommateurs –dont la Commission regrettait pourtant le manque de représentativité de ses membres ! D’ailleurs, suite au boycott des Assises par l’UFC-Que Choisir, on pouvait s’interroger sur la déprogrammation du super agrément, dont on n’a plus entendu parler depuis l’automne…
Mais la saga a repris. Au cœur de l’été, le 13 juillet, est sorti le décret sur le super agrément. Comme dans toute série qui se respecte, les rebondissements sont légion… et le super agrément s’appelle désormais « reconnaissance spécifique » (comprenne qui pourra). Les scénaristes ne manquent pas d’idées pour nous surprendre ! Dans les tout premiers épisodes, le super agrément ne devait être accordé qu’aux associations les plus représentatives, c’est-à-dire l’UFC-Que Choisir et la CLCV (Consommation, logement, cadre de vie), aux fins de leur conférer des droits spécifiques reconnaissant leur activité effective au service des consommateurs. Le jour des Assises, les scénaristes avaient déjà retouché le projet. Le super agrément devenait un hochet dès lors qu’à l’exception notable de la désignation prioritaire dans les instances consuméristes, il était vide de tout autre droit spécifique (action en justice, représentation au Conseil économique et social…).
Si je n’ai pas manqué de critiquer le super agrément, son rejeton, la reconnaissance spécifique mérite la même opprobre. Il s’adresse à un très grand nombre d’associations puisque peu de critères discriminants ont été imposés, mais c’est surtout c’est une coquille vide! Il crée des obligations, non des droits. Ainsi, la seule mesure à retenir est que tous les bénéficiaires siègeront de droit au bureau du Conseil national de la consommation, sans même qu’une pondération soit introduite pour reconnaître les associations les plus représentatives! On aurait voulu forcer la main à l’UFC-Que Choisir et la CLCV pour les faire revenir dans une instance dont elles ont claqué la porte qu’on ne s’y prendrait pas autrement… Quant aux représentations prioritaires, on n’en parle plus… Le décret indique simplement que les associations reconnues spécifiquement seront listées sur un site Internet. Quel honneur ! Comme prévu, le feuilleton du super agrément s’achève donc en eau de boudin, et la soi-disant réforme du mouvement promise par le gouvernement pour renforcer le contre-pouvoir consommateur révèle surtout son absence d’ambition consumériste.

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Bonjour à tous!
Nos gouvernants n’auraient pas compris, mais vu leur niveau d’instruction je crois surtout qu’ils ne tiennent pas à scier les pieds des fauteuils qu’ils visent dans le privé ou le public!
Visiblement, autorités et élus ne tiennent pas à ce que les consommateurs se défendent ou soient efficacement représentés.
Un seul exemple probant : Comment s’étonner que de très grandes sociétés bardées de juristes, continuent à nous proposer des contrats bourrés de clauses abusives! Le simple fait qu’elles continuent et récidivent montre l’efficacité des mesures prises par les autorités, nos politiques élus, pour les contrer!
Il semble que les consommateurs dérangent, l’UFC aussi, mais attention, les consommateurs sont aussi des électeurs!
A propos de représentativité, on pourrait s’intéresser à celle des partis politiques, qui ont peu d’adhérents, mais qui savent si bien remplir leurs caisses y compris des deniers publics!
dans ce domaine comme dans bien d’autres, nos dirigeants actuels se croient sur une autre planète que celle de ceux qui les élisent! les consommateurs sont continuellement spoliés et piègés par le monde de la finance et du commerce;
quand montrerons-nous que nous avons le pouvoir de ne pas consommer? à quand un grand boycott d’un produit phare? une journée sans achat? sur les fruits? les produits laitiers? une journée déballage des emballages aux caisses des super marché?…
pourquoi tout est-il si cher en France? LE PAIN VIENT D’AUGMENTER DE 4% dans ma Commune!!!
je suis écoeuré du pouvoir politique actuel!