Surendettement : le compte est bon ?

Rien à voir, hélas, avec le célèbre jeu créé par Armand Jammot : le rapport 2010 de la Cour des Comptes, qui vient de paraître, confirme l’explosion des dossiers de surendettement : + 18 % en 2009. Ce n’est pas la première fois que je dénonce, sur ce blog, la lourde responsabilité des crédits revolving dans cette situation. Non seulement la politique de prévention du surendettement est très lacunaire, mais en plus la distribution de crédits à la consommation n’est pas suffisamment encadrée en France. Un projet de loi est certes à l’étude par les parlementaires, mais il a été adopté courant juin par les sénateurs, et ne sera abordé en première lecture par les députés que le 24 mars.
Si le constat me navre, je me réjouis, cependant, que la Cour des Comptes rejoigne l’UFC-Que Choisir dans son analyse du problème. Le rapport souligne que le surendettement est majoritairement d’origine passive (liée à un accident de la vie). Mais il remarque aussi que c’est bien la vente effrénée de crédits toxiques (les crédits renouvelables) qui aggrave, parfois irrémédiablement, la situation des ménages les plus fragiles.
L’une des principales critiques de la Cour rejoint d’ailleurs les nôtres : il s’agit de la liaison fatale entre carte de fidélité et crédit renouvelable, que le rapport qualifie de « carte confuse ». Le projet de loi relatif au crédit à la consommation a pourtant maintenu ce mélange des genres pour le moins dangereux ! Le texte s’est concentré sur l’information du consommateur, sans remettre en cause ce mode de vente dans laquelle la liberté de l’acheteur est pourtant aliénée. Or, interrogez votre entourage : les problèmes liés à la confusion carte de fidélité/crédit renouvelable sont extrêmement courants !
Loin de moi l’idée de réclamer la mort du crédit à la consommation. Il est nécessaire aux ménages et utile à la croissance économique. Mais l’industrie du crédit doit être moralisée. Les crédits sains, c’est-à-dire amortissables, après avoir été chassés par le malsain crédit revolving, doivent retrouver toute leur place dans l’offre de crédit pour que l’endettement des ménages devienne enfin socialement et économiquement productif. J’espère ainsi pouvoir un jour vous dire: « surendettement, son compte est bon » !

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Je partage totalement votre point de vue sur le crédit révolving qui n’est qu’une escroquerie légale de plus et qui peut mettre beaucoup de personnes fragiles (on peut l’être tous au cours de notre existence…) dans des situations des plus critiques. Je sais de quoi je parle puisque je suis lourdement surendetté avec plusieurs dépôts de dossier de surendettement rejetté. Au regard de mon expérience, je ne comprends toutefois pas pourquoi l’association Que choisir s’obstine à rejeter la mise en place d’un fichier positif qui me semble être le seul moyen de véritablement responsabiliser les créanciers peu scrupuleux qui ne ne prennent aucun risque actuellement à saborder la vie des gens ordinaires et faillibles !
Je suis invalide à80%, perçois une pension à ce titre de la sécurité sociale, une période plus difficile que d’habitude(!!)j’ai consulté une assistante sociale qui m’a dit, je ne peux pas vous obtenir d’aide si, à la rigueur, vous contractez un crédit revolving puisque vous ne pouvez pas prétendre à un prêt bancaire, naïve et pensant que l’aide serait conséquente, j’ai suivi son conseil et en guise d’aide, j’ai obtenu..60 euros, mais une succession de revolvings les uns pour rembourser les 1°!cerise sur le gateau, en mai2009, je vais voir mon banquier pour un conseil sur mon assurance voiture(qui perdait de la valeur)il me dit qu’un ami et collègue a lui vend des véhicules après le travail et me dit qu’il va lui demander son avis, normalement je n’aurais pas pu avoir de crédit bancaire, mais dans ce cas précis, non seulement j’ai eu un prêt pour une nouvelle voiture (d’occasion, à un prix!!plus cher qu’une petit neuve surement!)mais ma voiture était vendue dans l’instant, pas eu le temps de rétractation, pas eu besoin d’attendre qu’une commission se réunisse pour l’octroi de mon prêt, alors que réalisant ma situation critique il y a quelques mois, j’ai contacté l’agence, l’employé en 1°qui m’a dit que tant que mon cpte serait à jour, je n’aurais aucun problème; je demande alors à son directeur, sur les conseils du service clientèle, le rachat de tous mes crédits, le directeur me répond que là, il doit faire passer mon dossier devant une commission!!chercher l’erreur!!lors de l’octroi de mon crédit tout s’est conclu en une matinée sans accord de commission:je ne peux pas rester sans voiture, non pour le luxe, mais parce que je ne peux pas me déplacer sans: je suis seule handicapée je l’ai dit et sans voiture je ne peux pas porter de poids (courses), quoique avec ce qui me reste maintenant, plus besoin de courses! on m’a dit, vendez votre voiture et faites vous livrer! les livraisons de courses sont payantes et ne sont possible qu’à compter d’une certaine somme d’achat, et comme je suis seule pas beaucoup de courses mais assez pour avoir besoin d’une voiture! et si je la vends cela ne suffirait de toute façon pas du tout à épurer toutes mes dettes! je suis donc acculée! au fond d’un trou, je ne sais plus que faire! si ce n’est la commission de surendettement mais mon dossier sera t-il recevable, dans la mesure où j’ai déjà eu recours à elle par le passé pour m’être potée caution pour des tiers? je ne sais pas ce que je vais devenir, j’ai très peur, le peu que j’ai me vient du secours catholique pratiquement car j’avais tout perdu lors des intempéries de 1999!!et sans emploi et ma pension seule, ne suffit pas pour assurer les paiement de mes dettes, j’ai plus de sorties que d’entrées, que faire en ce cas ? tout le monde me fuit, plus d’amis, depuis mon licenciement, c’est fou, les gens ont peur de la contagion sans doute!!je vais contacter mon agence locale que choisir mais la permanence ne se fait qu’à partir de demain et vais parvenir à les joindre, j’ai essayé vendredi en vain!!je suis perdue!!
Bonjour,
Je suis de votre avis,le crédit a la consommation est nécessaire pour diverses raison, à la condition qu’il ne soit pas prohibitif comme par le passé.J’ai du avoir recours à plusieurs crédits à la consommation,afin d’avoir un jugement de sortie d’indivision qui s’est révélé être un permis à spolier délivré aux aux notaires,par violation de l’article 774 du code général des impôts et 843 du code civil.Bien que propriétaire immobilier donc solvable aucune banque ne m’a accordé de crédit pas même la mienne à laquelle j’ai fourni un acte irrévocable notarié.Je suis un fidèle lecteur de que choisir,j’y ai trouvé énormément de renseignements utiles.
Merci Monsieur BAZOT ainsi qu’à vos collaborateurs.
Très Cordialement,