Consommateur, si tu savais…

Le Blog d’Alain Bazot, Président de l’UFC-Que Choisir

Articles liés au mot clé ‘addition’

TVA dans la restauration : chaud devant !

Lundi 18 octobre 2010

tva

Suppression : le mot est lâché. Dans un rapport publié par le Conseil des prélèvements obligatoires (CPO), un organe rattaché à la Cour des Comptes, il est préconisé de supprimer purement et simplement la TVA à taux réduit dont bénéficient les restaurateurs. Ou, à défaut, d’instaurer un taux intermédiaire de 10 ou 12 %, une piste que la France n’a pas encore explorée mais que certains députés jugent pertinente. Le CPO juge la mesure coûteuse (trois milliards d’euros !) et peu efficace.

Il faut dire que les consommateurs n’ont pas vraiment constaté les effets de la baisse sur l’addition. Et pour cause : la moitié des établissements n’a pas du tout répercuté la mesure. Au final, on est loin de la ristourne espérée de 3 % en moyenne. Selon le rapport, les gains engendrés par la baisse de la TVA auraient été captés pour moitié par les restaurateurs. Voilà qui explique une évolution des prix plus décevante que prévu ! Le secteur serait bien inspiré de voir dans ces menaces un coup de semonce. Et de faire des efforts plus convaincants pour répercuter la baisse de la TVA. On n’est pas sorti de l’auberge, si j’ose dire !

TVA : Très Vif Avertissement…

Vendredi 27 novembre 2009

tvrestauration

Un vent de révolte a soufflé sur le Sénat dans la nuit de lundi à mardi : la Chambre haute a bien failli remettre en cause le cadeau fiscal accordé aux restaurateurs cet été, et faire repasser la TVA à 19,6 % au lieu de 5,5 % !

Tout a commencé lundi, en commission des finances. A la surprise générale, les sénateurs adoptent alors un amendement au projet de budget 2010 qui remet la TVA à son niveau initial. Objectif : lancer un avertissement au secteur. « On n’en a pas eu pour notre argent », estime le rapporteur général des finances, Philippe Marini. C’est peu de dire, en effet, que le consommateur n’a quasiment pas vu l’addition baisser : à peine -1,5 % en moyenne selon l’Insee, au lieu des -3 % attendus. Or la TVA à 5,5 % coûte très cher aux finances publiques : près de trois milliards d’euros !

Pourtant la fronde sénatoriale s’est arrêtée aux portes de l’hémicycle, où l’amendement a été rejeté. Le 15 décembre, un Comité de suivi devra tirer un bilan de l’évolution des prix. Mais Nicolas Sarkozy a tué le suspense mardi : « Jamais je ne reviendrai sur la baisse de la TVA ». Visiblement les restaurateurs avaient un peu trop bien compris le message…