TVA : les restaurateurs couchent sur le magot

Un an après la signature du « contrat d’avenir » des restaurateurs avec l’Etat, qui formalisait notamment la baisse de la TVA et ses contreparties, le bilan est plus que mitigé ! Rappelons les termes du contrat : je te baisse la TVA sur la restauration à 5,5 % au lieu de 19,6 % (un petit cadeau -oh vraiment rien que de très modeste- de 3 milliards d’euros par an), et tu modères les prix, crées des emplois et effectues des investissements.
On nous avait un peu survendu le menu, mais à ce point-là ? L’assiette est quasi vide ! Selon l’Insee, entre juillet 2009 et mars 2010, les prix ont baissé de 1,17 %. Le contribuable appréciera la rentabilité du cadeau fiscal… En réalité, les restaurateurs auraient du baisser la note de 3 % environ (calcul complexe qui se basait sur une diminution de 11,8 % appliquée à au moins sept produits de la carte). Nos associations locales font le même constat. Sur les 1 544 restaurants visités, la moitié a maintenu ses tarifs inchangés entre juin 2009 et janvier 2010, certains ont consenti des baisses symboliques, mais un restaurateur sur dix a augmenté ses prix. Bref, c’est peu de dire que le compte n’y est pas pour le consommateur!

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La Fontaine aurait pu ècrire, dans l’esprit de la morale de sa fable « Le Corbeau et le Renard » : – Cette ristourne vaut bien un vote sans doute? Toute promesse, en ce sens, se faisant aux depens du consommateur! Je pense qu’il existe un bon gisement d’exemples du genre à exploiter. A ce train, si j’ose dire, on n’a pas le C.. sorti des ronces.
Le consommateur est une vache à lait !
Compte tenu de l’augmentation phénoménale des prix lors du passage à l’euro, nous n’allons plus au restaurant. Sauf si nous n’avons pas le choix. Il est évident qu’excepté quelques rares restaurateurs qui ont affiché une baisse sur quelques menus ou sur quelques plats, la réduction de la TVA n’a pas été répercutée de façon significative sur les prix ni sur l’embauche. Elle se retrouve donc dans la poche des restaurateurs. Cependant, la TVA étant l’impôt le plus injuste socialement, j’apprécie et j’apprécierai qu’elle baisse sur tous les produits de première nécessité.
Bonjour à tous.
C’est une constatation que chacun peut faire. Pas d’économie pour le consommateur, pas d’emploi créé, c’est l’imposable qui paye la facture. C’est certainement en compensation de ces cadeaux fiscaux que le gouvernement veut taxer, les retraités entre autres, tout en continuant son train de vie.
Ne comptons pas sur nos élus pour se serrer la ceinture. Ils n’ont rien dit quand le budget de l’Élisée a été largement réévalué voire explosé, parce que eux aussi se sont très bien servis.
Pour en revenir à la restauration, je trouve tout à fait normal qu’elle soit alignée sur la même TVA, il n’y avait pas de raison de faire de cadeau aux grandes chaines tenues par des groupes financiers. Il aurait été certainement plus judicieux et moins onéreux pour l’État de fixer un taux moyen supérieur à 5,5!
Et le magot à Que Choisir ?
si j’en crois le canard enchainé de cette semaine, Que Choisir exploite de façon contestable des fichiers et des salariés du magazine se font payer des billets d’avions par leur fournisseur.
Facile de donner des leçons à la terre entière mais vous êtes bien discret quand un confrère pointe du doigt votre gestion.
En tant que vieux consommateur et non moins vieil électeur, je suis toujours frappé par la désinvolture et le peu de sérieux qui émaillent la rédaction et le vote de lois nouvelles en nombre caricatural. La publication de décrets d’application vaseux et ou restrictifs, souvent dérogatoires à l’excès pour préserver des intérêts aussi nombreux que contradictoires, est le corollaire systématique de cette maladie de nos démocraties.
Et lorsqu’on sait que nos gouvernants sont armés de conseillers en tout genre, spécialistes ou experts, toujours les mêmes, qui pérorent en permanence sur ondes et dans médias divers, je reste interdit que des décisions aussi lourdes de conséquences financières immédiates puissent être votées.
Quel citoyen,même intellectuellement peu doué, avec le simple bon sens usuel, a pu croire qu’une corporation allait pratiquer une auto discipline pour répercuter une économie de coûts et non empocher un bénéfice supplémentaire immédiat inespéré ?
Sans dispositions législatives contraignantes et/ou coercitives, la mesure était d’une stupidité sans bornes.
Haha ! Moi je connais même une « cafeteria » d’organisme très officiellement installé dans un monument historique qui a carrément augmenté (et sévèrement, même) le prix de la tasse de café quand la TVA a baissé…!
Rappelons également que la baisse de la TVA sur la restauration n’a pas non plus permis de créer des emplois (ou si peu)… En tant que consommatrice, le maintien des prix à leur niveau actuel ne m’aurait pas (trop) dérangé si le secteur avait augmenté les rémunérations (souvent dérisoires) de ses salariés et/ou créé des emplois. Pour l’Etat n’établit-il pas de contrat d’objectif quand on fait un cadeau fiscal à une catégorie de population comme c’est le cas ici ?
C’est une victoire politique, pas économique. La raison pour laquelle la restauration doit bénéficier d’un traitement de faveur par rapport aux autres activités est un mystère. D’autres sont en difficulté, d’autres créent des emplois, d’autres font face à la concurrence. En plus, la restauration n’est, évidemment, pas délocalisable. Au départ, il s’agissait de mettre les restaurants, avec une TVA à 19,6%, à armes égales avec la restauration à emporter, les fast-foods, qui vivent avec une TVA à 5,5%. Ensuite, il s’agissait d’augmenter les salaires et de créer des emplois. Maintenant d’en préserver