Consommateur, si tu savais…

Le Blog d'Alain Bazot, Président de l'UFC-Que Choisir

Articles liés au mot clé ‘télécommunications’

Enquête de l’ARCEP sur la qualité des services mobiles : une transparence bas débit !

mardi 12 juillet 2016

©Fotolia

 

L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) a publié ce matin son rapport annuel consacré à la qualité des services mobiles. Ce rapport, qui n’est pas sans intérêt, mérite à la fois d’être salué au regard des progrès méthodologiques accomplis, mais également d’être critiqué compte tenu des limites qu’il s’impose sans réelles justifications.

Lors de la publication de la mouture 2015 de l’enquête de l’ARCEP, je n’avais pu que regretter l’occasion manquée, notamment au regard des sommes investies pour la réaliser, d’élaborer un document réellement pertinent et éclairant pour le choix des consommateurs en raison d’une méthodologie inadaptée notamment en raison des critères retenus pour tester sur le terrain la qualité de l’internet mobile. Même si le nouveau protocole désormais retenu par l’ARCEP n’est pas totalement conforme à l’idée que je me fais d’un protocole et ne reprend pas l’ensemble des légitimes attentes des consommateurs, je tiens toutefois à saluer l’évolution positive de la méthodologie de contrôle de la qualité de service mobile qu’elle a mis en place.

De même, si l’édition 2015 avait été marquée par une erreur rédhibitoire du prestataire retenu par l’ARCEP qui avait abouti à considérablement restreindre l’analyse des comparaisons de la qualité de service selon la densité de population, cette analyse est aujourd’hui (enfin !) rendue pleinement possible.

Ces deux améliorations permettent, d’une part, de révéler des disparités importantes de qualité entre opérateurs mais aussi de mettre en lumière ce que des études de terrain menées par l’UFC-Que Choisir avaient déjà identifié et chiffré : l’existence de très fortes variations de qualité selon la densité de population. La discrimination géographique est saisissante : la qualité de service peut varier du simple au triple, selon que l’on s’intéresse aux zones rurales ou aux zones denses ! Et encore, uniquement lorsque l’on porte l’attention uniquement à la 3G. Concernant la 4G, cette fracture sur la qualité se mue en une cassure insupportable. C’est ainsi par exemple que le débit moyen constaté avec un terminal 4G est près de 6 fois supérieur dans les zones denses que dans les zones rurales ! Il est grand temps de ne plus accepter l’inacceptable. Des critères de qualité de service minimale, assurant à tous les consommateurs de pouvoir utiliser dans de bonnes conditions l’internet mobile, doivent enfin être mis en place !

Bien que cette version 2016 de l’enquête de l’ARCEP soit parvenue à évoluer dans sa méthodologie, il est en revanche une regrettable constante : la piètre qualité de service obtenue par Free Mobile ! L’opérateur collectionne les bonnets d’âne en termes de qualité. Pire pour l’opérateur, et ses abonnés, non seulement il ne parvient que très rarement à se hisser sur le podium, mais en plus la remise d’une médaille autre qu’en chocolat semble constituer pour lui un mirage tant il est décroché de ses compétiteurs sur la qualité des services de l’internet mobile !

Si au global Free Mobile est d’une piètre qualité, une analyse plus poussée des données permet de douter que les problèmes constatés sur l’itinérance Orange utilisée pour fournir du service 3G à ses abonnés se soient dissipés (problèmes, dois-je le rappeler, soulevés de longue date par l’UFC-Que Choisir). Notamment, les données font apparaitre certaines curiosités. A titre d’illustration, alors que dans les zones rurales (à priori celles qui font le plus appel à l’itinérance Orange) le taux de réussite de l’accès à un site internet en moins de 5 secondes est équivalent à celui des autres opérateurs (autour de 40 %), dès que l’on s’intéresse au test de services plus gourmands en bande passante (téléchargement de fichiers de 10 Mo ou lecture d’une vidéo en streaming sur YouTube), c’est la débandade : Free Mobile est à minima 10 points derrière les autres opérateurs.
Bien entendu, je ne me contente pas de dresser, à nouveau, ces constats. Il faut aller plus loin, plus vite. Il faut que le régulateur aille plus loin. Il faut que les institutions judiciaires aillent plus vite.

L’ARCEP tout d’abord. Il serait souhaitable qu’elle aille plus loin dans la fourniture au grand public des données collectées sur le terrain. C’est l’une des déceptions majeures de l’enquête présentée aujourd’hui. Alors que l’UFC-Que Choisir demande une ouverture poussée en open data des données détenues par l’ARCEP, les données qu’elle met aujourd’hui à la disposition du public en open data ne constituent majoritairement qu’une resucée de celles présentes dans le rapport ! Quid des différences de qualité selon que le trafic généré par les abonnés de Free Mobile passe par le réseau propre de l’opérateur ou en itinérance ? Quid des données sur le téléchargement de fichiers selon le type d’extension (pour déterminer si les fichiers multimédias sont victimes ou non de restrictions) ?

Il également indispensable que l’Autorité ne se cantonne pas à dresser des constats. Elle doit également en tirer le bilan. Ce bilan, elle ne le réalise pas alors qu’elle le devrait ; plus que jamais. En effet, personne ne peut feindre d’ignorer que l’environnement réglementaire a évolué depuis l’année dernière. Le règlement européen 2015/2120 consacré à la neutralité d’internet est directement applicable depuis le 30 avril 2016. Or ce règlement vise, sinon à empêcher, à rendre illégal la gestion des réseaux qui aboutiraient à procéder à une discrimination sur les flux. Si les données aujourd’hui dans les mains de l’ARCEP devaient traduire l’existence de telles discriminations, il serait intolérable qu’elle ne juge pas utile d’ouvrir une enquête approfondie sur les pratiques incriminées !

Ceci aurait qui plus est peut-être une vertu collatérale : permettre à la plainte déposée par l’UFC-Que Choisir en janvier 2013 contre Free Mobile d’enfin parvenir à un jugement. La justice, disais-je, doit également avancer plus vite. Cela fait maintenant plus de 3 ans que notre plainte pour pratiques commerciales trompeuse est instruite. Combien de temps encore les consommateurs devront-ils attendre que la lumière soit faite sur la nature des restrictions sur l’itinérance Orange utilisée par Free Mobile ?

Bref, je ne peux que constater les avancées très bas débit vers la transparence…

Concurrence et investissements : le beurre et l’argent du beurre au bénéfice de tous les consommateurs !

mardi 12 avril 2016

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La fin du feuilleton sur le rapprochement entre Orange et Bouygues Telecom me permet de revenir à froid sur une question fondamentale : est-il possible de concilier l’existence d’un marché caractérisé par un haut niveau concurrentiel et le développement des investissements dans le secteur des télécommunications ?

Les partisans d’une concentration du secteur soulignaient sa nécessité afin de permettre aux opérateurs de disposer des marges de manœuvre nécessaires afin de déployer au mieux le très haut débit mobile (4G aujourd’hui et 5G à l’horizon 2020) et le très haut débit fixe (la « vraie » fibre notamment). Autrement dit, selon les hérauts de la concentration, le maintien d’un haut degré d’intensité concurrentielle serait un obstacle rédhibitoire au déploiement de ces réseaux de nouvelle génération. Or, rien n’est moins faux.

Il est vrai que moins de concurrence, signifie davantage de revenus pour les opérateurs (sous l’effet conjugué de parts de marché moyennes plus hautes et de prix plus élevés) et en conséquence de meilleures marges (puisqu’il s’agit majoritairement d’une économie de coûts fixes). Mais cela signifie-t-il pour autant plus d’investissements ? Lorsque l’on regarde les chiffres de l’investissement des opérateurs sur une période longue, on se rend compte que les investissements actuels se situent dans la fourchette haute des montants mis en œuvre (près de 7 milliards d’euros investis en 2014 hors achats de fréquences). En conséquence, moins de concurrence ce n’est pas plus d’investissements, et plus de concurrence ce n’est pas moins d’investissements ! Ceci s’explique aisément. La concurrence est un puissant moteur de l’investissement. Dans un marché concurrentiel, chaque opérateur doit se démarquer des autres par la qualité de son réseau (couverture et qualité de service) et pour ce faire, il est indispensable d’investir !

Ainsi, aujourd’hui les opérateurs téléphoniques sont assez largement en avance par rapport aux objectifs de déploiement de la 4G. Néanmoins, certains semblent ne pas suivre les objectifs propres aux zones parmi les moins denses du territoire, comme a pu l’indiquer récemment l’ARCEP. Ceci me permet d’indiquer que je ne suis pas dupe ; je n’attribue pas à la concurrence toutes les vertus possibles et imaginables. S’il est incontestable que la concurrence dans les communications électroniques est bénéfique pour le pouvoir d’achat des consommateurs elle est loin de garantir le développement des réseaux dans les zones les moins densément peuplées, qui ne sont peu ou pas rentables pour les opérateurs. C’est un argument qu’emploient les opérateurs pour plaider un affaiblissement de l’intensité concurrentiel qui leur donnerait davantage de moyens pour investir dans ces zones. Néanmoins cet affaiblissement ne garantirait pas ces investissements dans ces zones.

D’une part de nombreuses zones sans réseaux ou avec des réseaux de piètre qualité sont aujourd’hui les vestiges d’une époque sans concurrence. D’autre part les opérateurs omettent de préciser que ce sont majoritairement des fonds publics qui permettent le déploiement de la fibre optique et que des fonds publics interviennent également pour permettre aux opérateurs de déployer des antennes dans les zones blanches.

En réalité, le problème de l’investissement dans les zones non rentables dépasse le seul aspect du niveau concurrentiel. Sauf à mettre en place des tarifs prohibitifs pour l’internet, des zones du territoire resteront toujours non rentables pour les opérateurs. C’est la raison pour laquelle, au-delà de la question des financements publics, il convient que les opérateurs mutualisent le plus possible leurs investissements dans les réseaux sur les zones non rentables. Ainsi, grâce à une mutualisation des coûts de déploiement des réseaux entre opérateurs bien plus poussée que celle actuellement constatable, les consommateurs pourront à la fois bénéficier d’une concurrence effective, et accéder rapidement au meilleur de la technologie…

Fin du roaming, neutralité du net : des bonnes nouvelles en trompe-l’œil !

lundi 2 novembre 2015


roaming

Le vote, mardi dernier, par le Parlement européen sur la fin du roaming d’une part et sur le principe d’un « Internet ouvert » d’autre part, a été largement relayé dans les médias comme une victoire des consommateurs. S’il constitue une avancée, il ne faut pas néanmoins se méprendre et, à y regarder de plus près, ces bonnes nouvelles sont un peu des trompe-l’œil !

En effet, sur le roaming, la date de l’abolition à  la mi-2017 est, déjà, une reculade…. Faut-il rappeler que les institutions européennes s’étaient initialement engagées sur la date de fin 2015 ! Les opérateurs ont déjà gagné 2 ans… Mais surtout, cette abolition annoncée est conditionnée à la signature d’un accord sur le marché de gros, et certaines limitations à la fin programmée du roaming, comme « l’utilisation raisonnable » à l’étranger,  viennent amoindrir la portée de cette abolition !

De même, à défaut d’une consécration stricte du principe de neutralité du net (égalité de traitement de tous les flux sans aucune discrimination technique, de contenus, etc.), le texte prévoit le principe d’un « Internet ouvert » qu’il assortit toutefois d’une série d’exceptions…

Par rapport aux ambitions initialement affichées et annoncées par la Commission, ce texte, fruit d’un compromis suite à un intense lobbying, n’est pas le grand soir des consommateurs. L’Europe des Télécommunications avance… à vitesse bas débit !

Qualité de service de l’internet mobile : une enquête toujours en quête de légitimité !

lundi 31 août 2015

internet mobileDans la torpeur estivale, l’enquête sur la qualité de service de l’Internet mobile est loin d’être passée inaperçue, les médias s’étant largement fait l’écho de la publication de l’ARCEP sur la couverture et la qualité de service fournie par les différents réseaux. Et, alors que certains souffraient de la chaleur estivale, je dois reconnaître que la lecture de ce document a eu le mérite d’avoir refroidi les partisans d’une information pertinente aux consommateurs. Tant le fond que la forme souffrent de défaillances majeures. Sur le fond, le gros du problème se situe dans le protocole retenu. Si l’UFC-Que Choisir n’a eu de cesse de plaider publiquement et auprès de l’ARCEP pour la mise en place de critères de comparaison réellement discriminants, pour pouvoir séparer le bon grain de l’ivraie, et  la nécessité de disposer de données moins agrégées territorialement, afin de ne pas dissimuler l’existence d’une forte décroissance des débits à mesure que la densité de population diminue (signe d’une discrimination géographique particulièrement inacceptable), l’ARCEP n’a pas jugé bon de revoir sa copie.

La mise en place d’indicateurs réellement discriminants ? Niet. La transparence sur la qualité du réseau de Free Mobile en itinérance ? Encore niet ! La mise à disposition de l’ensemble des données récoltées sur le terrain en Open Data ? Toujours Niet. Pire, les rares avancées que l’ARCEP semblait consentir dans son enquête quant à la distinction des résultats par zones de densité de population sont restées purement théoriques. En effet, quelle ne fut pas ma surprise de lire qu’une « non-conformité de certaines cartes SIM à la méthodologie [de l’enquête] » aboutissait à exclure des résultats – excusez du peu – plus de 60 % des mesures réalisées ! Cette réduction drastique du nombre de données a eu pour conséquence directe l’absence de publication d’indicateurs géographiquement désagrégés concernant l’internet mobile. Bref, c’est donc un sur-place particulièrement désolant. Désolant car je note que dans la partie correctement réalisée de l’étude sur les services voix et SMS, en zones denses le taux de communications téléphoniques réussies et de qualité parfaite est en moyenne de 94,2 % contre seulement 83,5 % en zones rurales ! Il est fort à parier que des écarts encore plus importants aient caractérisé l’internet mobile…

Cette succession de déconvenues sur le fond ne peut masquer une autre désolation, sur la forme cette fois. En effet, l’ARCEP a communiqué autour de son enquête en arguant du fait que la méthodologie ait été « définie en concertation étroite avec les opérateurs et les associations de consommateurs ». S’il y a bien eu consultation des intéressés, il paraît difficile, au vu du peu de cas fait des remarques des associations de consommateurs et particulièrement de celles de l’UFC-Que Choisir, de mentionner « une méthodologie définie en concertation étroite » ! Je n’admets d’ailleurs que modérément que par cette formule l’UFC-Que Choisir puisse être associée à ce protocole, pour ne pas dire complice.

Les problèmes posés par cette enquête- problème structurel quant au cahier des charges retenu et problème conjoncturel concernant le dysfonctionnement dans son application- ont justifié que j’écrive au Président de l’ARCEP pour l’informer officiellement de nos remarques sur les biais de cette étude et  lui proposer des mesures correctives afin que les indicateurs de l’enquête institutionnelle de la qualité des services mobiles répondent à la quête de pertinence et de légitimité de la part des consommateurs.

 

 

Concentration dans les télécoms, ou l’élaboration d’un dangereux puzzle inflationniste

lundi 22 juin 2015

téléphonieDepuis un peu plus d’un an, on assiste, pièce après pièce, à la construction d’un paysage dans le domaine des télécommunications où se profilent à un horizon pas si lointain les nuages sombres de hausses marquées des prix aussi bien pour les services mobiles que pour l’Internet fixe. La nouvelle tombée hier d’une offre de rachat de Bouygues Telecom par SFR/Numericable ne saurait donc me laisser indifférent.

Il s’agit en effet d’une étape décisive d’une concentration du secteur et à cet égard probablement d’un tournant majeur quant au maintien à moyen et long terme d’une intensité concurrentielle propre à assurer des prix compétitifs aux consommateurs.

Comme l’UFC-Que Choisir le présentait l’année dernière, le rachat de SFR par Numericable n’était donc qu’un premier coup de semonce d’un mouvement de concentration de grande ampleur qui engendre de nombreuses préoccupations qu’il convient de lister.

Sur le mobile tout d’abord, ce retour à une structure du marché à trois opérateurs est porteur de craintes tant l’expérience passée en France est prégnante dans nos souvenirs : ententes entre opérateurs pour geler les parts de marché (et donc ne pas mettre en place une véritable concurrence par les prix), condamnation en conséquence desdits opérateurs à une amende de 534 millions d’euros en 2005 par le Conseil de la Concurrence pour ententes illicites, prix en France 25 % plus élevés que chez nos voisins européens… Autant d’éléments qui justifiaient l’attribution d’une quatrième licence mobile dont l’impact positif n’est aujourd’hui plus à démontrer.

Il me semble aussi indispensable de souligner que cette concentration fait peser des menaces au moins analogues sur l’Internet fixe. En effet, en un peu plus d’un an nous passerions de 5 à 3 opérateurs, en perdant au passage celui qui se proposait depuis peu d’être l’agitateur du marché de l’Internet fixe (Bouygues Telecom). Cette contraction rapide du nombre d’offreurs risque dans un premier temps de faire disparaître du catalogue les offres les plus avantageuses financièrement et de mettre à moyen/long terme en branle une hausse marquée des prix de l’Internet fixe, dans un contexte où les opérateurs auraient beau jeu de justifier cette hausse par l’arrivée de la fibre optique.

Une fois ces peu réjouissantes perspectives mises en évidence, il convient d’évoquer les façons de prévenir leur apparition.

Sur le mobile tout d’abord, deux éléments spécifiques apparaissent. Il est indispensable que ce retour à trois n’isole par Free Mobile en le mettant en face de deux mastodontes. Pour cela, une répartition équitable des fréquences et des antennes s’avère indispensable. Ensuite dans l’hypothèse où les prix repartiraient à la hausse, il faudrait à nouveau envisager l’introduction d’une nouvelle licence mobile. Il serait souhaitable que les autorités de régulation anticipent les conditions d’attribution de ces fréquences pour que nous ne nous retrouvions pas dépourvus l’hiver inflationniste venu.

Sur l’Internet fixe, les conditions d’extinction du réseau cuivre (par lequel passent les offres ADSL) – sujet majeur que j’ai déjà eu l’occasion d’évoquer – doivent à l’évidence prendre en compte avec une acuité encore plus forte les risques de hausse des prix.

Plus généralement, il faut que toutes les mesures soient prises pour préserver une réelle intensité concurrentielle en favorisant les conditions d’accès d’opérateurs virtuels indépendant des opérateurs de réseau aux infrastructures mobiles et fixes.

Il faut donc que les autorités compétentes compilent et appliquent l’ensemble des mesures qui assureront la préservation de la concurrence : les sombres nuages qui se présentent doivent s’ancrer définitivement en arrière-plan du tableau, pour que l’intensité concurrentielle au service des consommateurs continue de briller.