Consommateur, si tu savais…

Le Blog d'Alain Bazot, Président de l'UFC-Que Choisir

Vache folle : le syndrome d’un déni de justice

veauxC’est par le biais de la presse que j’ai appris que le Parquet avait requis un non-lieu général dans l’affaire de la vache folle. Si les réquisitions devaient être suivies, alors Le scandale sanitaire du 20ème siècle dans lequel l’UFC-Que Choisir s’est particulièrement impliquée se solderait, au bout de 18 ans de procédure, par l’absence de coupables. Un aboutissement aussi désolant qu’insupportable. Les avancées réglementaires en matière de traçabilité, obtenues sous la pression et la forte influence de l’UFC-Que Choisir et plus particulièrement de Marie Josée Nicoli, ne sauraient en effet masquer cet échec judiciaire dû à un inadmissible retard à l’allumage. En effet, si le Parquet requiert aujourd’hui  un non-lieu  c’est en raison du fait, d’après la presse, qu’il n’a pas été démontré que les produits vendus par ces usines contenaient des protéines animales… Or, il faut rappeler que si la plainte de l’UFC-Que Choisir datait du printemps 1996, l’information elle a n’été ouverte qu’en mai 1997 et les enquêtes se sont déroulées de longs mois après…  Ce retard à l’allumage est  d’autant plus problématique que le cadre réglementaire imposait la suppression des stocks de farines animales. Il n’est donc guère étonnant en raison de cette lenteur coupable que les preuves aient manqué. Après le non lieu prononcé par la Cour de Justice de la République s’agissant de plaintes contre d’anciens Ministres de l’Agriculture pour lenteur d’action ( il est vrai que la réaction politique et réglementaire a elle aussi trainé), et dans de nombreux autres dossiers relevant de l’affaire de la vache folle, on ne peut donc que constater que la justice n’est pas folle de ce type d’affaires…  Et tant pis si l’on aboutit à un bien choquant déni de justice !

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  1. Le 19 avril 2014 à 9:06, par Boris Brent

    Bonjour,

    Je lis :
    « qu’il n’a pas été démontré que les produits vendus par ces usines contenaient des protéines animales…  »
    Cet argument, s’il existe, est inimaginable ! Il est impensable que des prélèvements n’aient pas été faits et analysés, même un an après. On ne fait pas disparaitre des tonnes d’aliments sans qu’il en reste des traces analysables. De qui se moque t-on ?

  2. Le 22 avril 2014 à 23:25, par Chantal

    Cela me rappelle l’affaire des héparines chinoises frelatées, et plus particulièrement du Lovenox. Marisol Touraine semble n’avoir jamais répondu à la lettre de Jacques Poirier :
    http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/archive/2012/06/20/heparines-lettre-de-jacques-poirier-a-la-ministre-de-la-sant.html

    Il n’y a jamais de coupables dans ce genre d’affaire, juste des victimes…. ! Les scandales s’accumulent au sommet de l’état.

  3. Le 23 avril 2014 à 19:04, par Chantal

    @ Boris Brent : Exact, les analyses auraient dû être faites très rapidement après la mise en cause des protéines animales.
    Là aussi il sera répondu qu’il est difficile de faire le lien entre cancer et têtes nucléaires :
    http://www.leparisien.fr/laparisienne/sante/plateau-d-albion-une-specialiste-des-cancers-craint-un-scandale-sanitaire-22-04-2014-3786569.php

    Secret défense cette fois ! Il y a toujours une raison bien française, pour ne pas indemniser les victimes !!

  4. Le 25 avril 2014 à 17:02, par moxane

    malgré des gants adaptés, je me suis enfoncée une épine dans la paume de la main, entrainant un bout du gant, j’ai été obligée de me faire opérer, on m’a poser le questionnaire habituel PLUS avez-vous la maladie de creuzel jacob, je me suis étonnée, l’infirmière m’a répondu « il y a encore des malades  »
    dites le haut et fort cette maladie n’a pas disparue

    quant on sait que l’état recommande de ne pas manger plus de 2 portions de poisson par semaine, quelle crainte avoir avec ces poisons nourrit avec des farines animales ?

  5. Le 26 avril 2014 à 16:40, par marigot

    Quand des coupables se cachent dans les méandres des administrations… pas étonnant de voir un non lieu, car d’avance, il est pressenti que le procès tirera en longueur et n’aboutira à rien… la volonté n’est pas là pas plus que le coupable… c’est long comme si le travail n’a pas envie d’être fait… il est reporté sans cesse… et dix ans plus tard, il sera dit à la victime, il faut encore prouver que c’est le vilain toxique qui vous a rendu malade… beaucoup de temps, de peine, d’effort et d’argent perdus… il y aura toujours une victime c’est la seule certitude.

  6. Le 26 janvier 2015 à 18:30, par Francis

    Vache folle:la grande naïveté des magistrats.M.O Bertella-Geoffroy a utilisé comme conseillers scientifiques les vétérinaires de l’école d’Alfort!C’est cette école qui a fait la promotion de l’incorporation de farines de viande dans les granulés pour veaux d’élevage dans les années 80 parce que les veaux naissent monogastriques et qu’ils ont besoin de lysine et de méthionine,des acides aminés noble, dont les végétaux sont pauvres.Il suffit de lire ce qu’a écrit à cette époque Roger Volter,le directeur de cette école.Il est facile à comprendre que ces vétérinaires ont pris un malin plaisir à embrouiller les magistrats,à les conduire sur des fausses pistes pour qu’ils n’arrivent à rien.Bien sûr,les vétérinaires ignoraient l’existence du prion pathogène.C’est la cause première de l’épidémie d’ESB.La culpabilité criminelle dans le passage de la maladie sur le continent revient au gouvernement Thatcher qui a décidé d’exporter ses farines pathogènes plutôt que de les détruire et à la commission européenne en la personne de Ray Mac Sharry qui a empêché la France de s’opposer à l’entrée sur son territoire de cette « marchandise » au nom de la liberté du commerce dans l’union européenne.Tout cela est connu.

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